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International

Nouveaux raids israéliens en Syrie

Israël a mené plusieures frappes aériennes ce week-end, visant des sites militaires proches de Damas. L'Iran, allié du régime syrien, condamne ces attaques. Faut-il y voir une internationalisation du conflit ?

« Il y a eu plusieurs explosions cette nuit, nous avons senti la terre trembler », racontent des habitants à l'ouest de Damas, à quelques kilomètres de Jamrary, une zone militaire gouvernementale. « Il faisait jour en pleine nuit, il y a eu d'énormes boules de feu et des colonnes de fumée derrière le mont Qassioun », rapportent des témoins à l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Selon un diplomate libanais s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'aviation israélienne a bombardé, tôt ce dimanche 5 mai, le centre de recherches scientifiques de Jamraya, ainsi qu'un important dépôt de munitions et une unité de la défense anti-aérienne. L'agence de presse syrienne Sana a confirmé ces frappes, faisant état de plusieurs victimes parmi les militaires du régime.

L'État hébreu, de son côté, n'a fait aucun commentaire. Israël avait déjà revendiqué à demi-mot la responsabilité d'une opération aérienne, fin janvier, contre des installations militaires en Syrie. Selon un responsable israélien, les frappes de ce week-end « visaient des missiles iraniens destinés au Hezbollah », puissant mouvement chiite libanais allié du régime de Bachar al-Assad.

Des témoins ont décrit le ciel de Damas en feu après le bombardement israélien

Des témoins ont décrit le ciel de Damas en feu après le bombardement israélien

Tel Aviv a plusieurs fois répété qu'il surveillait de près les transferts d'armes de Syrie au mouvement chiite libanais. Le 30 avril, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a prévenu que son mouvement et l'Iran ne permettraient pas la chute du régime Assad.

Risque d'embrasement

Téhéran, allié indéfectible du régime syrien, a fermement condamné ces attaques israéliennes et s'est dit prêt à entraîner au besoin l'armée syrienne : « Nous sommes aux côtés de la Syrie et, s'il y a besoin, nous sommes prêts à lui fournir l'entraînement nécessaire, mais nous ne participerons pas activement à ses opérations », a déclaré le commandant de l'armée de terre iranienne.

À Gaza, le mouvement radical palestinien Jihad islamique, soutenu par l'Iran, a estimé que « cette attaque démontre que l'ennemi a franchi les lignes rouges » et averti que « ce qui s'est passé est le début d'un grand incendie dans la région ».

Washington a reconnu à Israël le droit d'agir : « Les Israéliens ont parfaitement le droit de prévenir le transfert d'armements sophistiqués à des organisations terroristes comme le Hezbollah », a déclaré le président américain Barack Obama qui, par ailleurs, a réaffirmé qu'il n'envisageait pas de « scénario selon lequel des soldats américains seraient envoyés en Syrie ».

La Ligue arabe a condamné ce dimanche les raids menés par Israël en Syrie et appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "agir immédiatement" pour les arrêter.

Pendant ce temps, des centaines d'habitants de Banias continuent de fuir. Cette ville de l'ouest du pays a été prise pour cible par les forces du régime cette semaine. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, proche de l'opposition, 62 corps ont été découverts dont ceux de 16 enfants.

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