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Afrique

Nouveaux bruits de bottes en Guinée-Bissau

Au moins sept morts, c'est le bilan de l'attaque qui a visé dimanche une caserne militaire près de l'aéroport de la capitale. Selon le gouvernement, il s'agit d'une tentative de putsch commandité par le Portugal.

A l'heure qu'il est, Bissau la capitale bissau-guinéenne tente de retrouver une certaine normalité après la panique qui s'est emparée ce dimanche, des populations, à la suite de l'attaque de la base militaire de bérets rouges, à proximité de l'aéroport. Un camp pris pour cible aux premières heures de ce dimanche par des hommes armés dirigés selon le gouvernement bissau-guinéen par le capitaine Pansau N'Tchama et qui avaient pour objectif de mettre fin à la transition en cours dans le pays. Bilan de cette attaque, au moins 7 morts dont des soldats loyalistes qui tentaient de repousser les assaillants, des militaires activement recherchés en ce moment dans la capitale. L'armée a été placée en état d'alerte et les points stratégiques de Bissau bouclés par un important dispositif de sécurité. Corsino Tolentino est diplomate Cap verdien. Il connaît bien la Guinée-Bissau pour y avoir longtemps séjourné et pour avoir aussi pris part à la lutte de libération dans ce pays. Il dit n'avoir pas été surpris par cette énième tentative de déstabilisation :

« Je n’ai pas été surpris par ce qui s’est passé. Je sais qu’il ya toujours de la tension entre les militaires et une grande agitation dans la société civile. Donc ce genre d’action peut arriver à tout moment. »

Manuel Serifo Nhamadjo Guinea Bissau designierter Übergangspräsident

Manuel Serifo Nhamadjo Président de transition en Guinée-Bissau

Le Portugal accusé

Pour le gouvernement Bissau-guinéen, les commanditaires de cette attaque sont bien connus : Il s'agit du Portugal, de la CPLP, la Communauté des pays de langue portugaise et de l'ancien premier ministre renversé, Carlos Gomes Junior. Corsino Tolentino ne croit pas à l'implication du Portugal dans les évènements de ce dimanche :

« Ces accusations sont totalement fausses parce que tous les efforts de la communauté des pays de langue portugaise et du Portugal sont en faveur de la restauration de l’ordre constitutionnel. Ce serait donc aberrant pour le Portugal d’appuyer une force militaire pour un contre coup d’Etat. »

Lisbonne a ce lundi matin démenti toute implication dans cette tentative de déstabilisation et appelé à la fin des violences en Guinée-Bissau. Pour l'instant, si le calme est de retour dans la capitale, l'inquiétude se lit tout de même sur les visages et les Bissau-guinéens s'interrogent quant à leur avenir dans un pays reputé pour son instablité. Quant au PAIGC, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, l’ancien parti au pouvoir, il accuse l’armée d’avoir effectué ce lundi, une descente musclé dans son siège.

Écouter l'audio 02:10

" Le Portugal n'a toujours pas accepté le coup d'Etat d'avril dernier " Fafaly Koudawo














Par ailleurs signalons le décès ce lundi à Lisbonne du président de la Commission électorale de Guinée-Bissau, Lima da Costa.

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