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Vu d'Allemagne

Nouveau scandale chez Siemens

L’arrestation de l’un des membres du directoire du géant industriel Siemens fait aujourd’hui les gros titres des journaux allemands. Soupçonné d’abus de confiance, Johannes Feldmayer a été mis hier en détention préventive. Il serait responsable de versements d’argent illicites pour s’attirer les bonnes grâces d’un syndicat indépendant, plus favorable aux employeurs que le puissant IG Metall. Pour Siemens, c’est un scandale de plus, et surtout un scandale de trop selon la presse allemande.

Jusqu’à présent, écrit la Frankfurter Rundschau, l’Allemagne n’était pas franchement considérée comme une république bananière. Mais depuis plusieurs mois, le groupe Siemens fait visiblement beaucoup d’efforts pour que ce soit le cas. La série de scandales qui frappent l’entreprise semble sans fin. D’abord la faillite du groupe taiwanais BenQ qui avait racheté la division de téléphones mobiles de Siemens un an plus tôt. Ensuite l’affaire des caisses noires, avec des sommes de l’ordre de plusieurs centaines de millions d’euros et la probable corruption de partenaires commerciaux. Et voilà maintenant qu’un des principaux dirigeants du groupe est arrêté car il est soupçonné d’abus de confiance.

L’affaire de corruption chez Siemens a pris une nouvelle dimension, estime la Süddeutsche Zeitung. A présent, Johannes Feldmayer, un membre du directoire central, est lui aussi en détention préventive. Ce qu’on lui reproche ? Des syndicalistes auraient été achetés avec de l’argent de l’entreprise. Ceci est plus qu’inquiétant, car ce genre de pratiques laisse entrevoir une mentalité indigne d’un groupe international. Les dégâts sont immenses pour l’image de Siemens. Son patron, Klaus Kleinfeld, a beau répéter qu’une politique de « tolérance zéro » règne entre-temps dans l’entreprise, aujourd’hui s’il veut rester crédible des explications s’imposent, de même que des mesures fermes.

Pour la Tageszeitung, il est évident qu’un manager ne peut pas avoir en tête la totalité du code pénal quand il prend des décisions. Mais dans l’affaire Siemens, il s’agit de faits assez simples : pots-de-vin, fausses factures, caisses noires. Pas besoin d’être professeur de droit pour s’apercevoir qu’il s’agit-là d’activité illégales, raille le journal alternatif de gauche. Il faudra plusieurs condamnations pour que les entreprises comprennent que le droit pénal s’applique aussi au monde des affaires et pour que les choses commencent à changer. Jusqu’à présent, même pour de graves infractions, dans la plupart des cas les managers ont été acquittés ou s’en sont sortis avec une peine avec sursis. Attendons de voir ce qui arrive aux dirigeants de Siemens.

  • Date 28.03.2007
  • Auteur Aude Gensbittel
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