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International

Nouveau round de discussion avec l'Iran

Les négociations ont repris merdi matin sur la question controversée du programme nucléaire de Téhéran. Les grandes puissances occidentales ont préparé une nouvelle proposition. Mais la probabilité d'un accord est mince.

Le président iranien Ahmadinejad en visite dans la centrale de Natanz, le 8 mars 2007

Le président iranien Ahmadinejad en visite dans la centrale de Natanz, le 8 mars 2007

C'est un grand marchandage entre l'Iran et les puissances occidentales qui se tient dans la ville d'Almaty, au Kazakhstan. Il faut savoir que c'est dans cette ancienne république soviétique que Moscou a testé, jusqu'en 1989, plus de 500 bombes nucléaires. L'Iran dément que son programme nucléaire ait des fins militaires mais les puissances occidentales n'en croient rien.

Ces dernières ont déjà pris plusieurs séries de sanctions contre les secteurs pétrolier et bancaire iraniens. Des sanctions qui ont fait chuter de 40% les revenus pétroliers du pays. Aujourd'hui, le groupe dit 5+1, qui comprend les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l'Allemagne (représenté par Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'Union européenne), a proposé d'alléger les sanctions sur le commerce de l'or en échange d'un certain nombre de concessions de la part de Téhéran.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avec le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbayev

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, avec le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbayev

Fragile équilibre régional

Celles-ci ne sont pas nouvelles : l'arrêt du programme iranien d'enrichissement à 20% de l'uranium, la fermeture de la centrale de Fordo et le transfert de l'uranium enrichi à l'étranger. L'Iran a déjà enrichi 280 kilos d'uranium.

Mais Téhéran avance ses propres propositions et elles sont très éloignées. L'Iran serait prêt à envisager d'arrêter l'enrichissement de l'uranium à 20% en échange de la levée totale des sanctions. En revanche, il n'est pas question de fermer la centrale de Fordo, ni de transférer son uranium enrichi à l'étranger.

Si les puissances occidentales s'alarment, le programme iranien ne permet pas encore à Téhéran de fabriquer une bombe. Mais cela pourrait aller vite. Pour fabriquer une bombe atomique il faut utiliser de l'uranium enrichi à 90% mais le passage de 20 à 90% est très rapide à ce stade.

Plus que la réelle possession d'une bombe c'est donc la capacité à la fabriquer qui peut-être déterminante pour bouleverser l'équilibre régional. Dans ce cas de figure, l'Arabie Saoudite et le Qatar pourraient eux aussi se lancer dans un programme nucléaire pour contrebalancer la puissance iranienne.

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