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Afrique

Nouveau coup dur pour les Frères musulmans

L'étau de la répression se resserre autour des sympathisants de la confrérie islamiste. Samedi, la justice égyptienne a ordonné la dissolution de l'aile politique des Frères musulmans, le Parti Liberté et Justice.

La répression s’accentue contre les Frères musulmans. La semaine dernière, l’aile politique de la confrérie a été interdite

La répression s’accentue contre les Frères musulmans. La semaine dernière, l’aile politique de la confrérie a été interdite

Le Parti Liberté et Justice avait gagné le pouvoir par les urnes en 2012, lors des premières élections libres de l'histoire du pays. Clément Steuer, politologue à l'Institut d'études orientales de Prague, analyse les conséquences de ce nouveau coup porté au mouvement islamiste : « Le parti de la Liberté et de la Justice des Frères musulmans n'avait plus aucune activité depuis la chute de Morsi. Donc cette décision a peu d'impact sur le rapport de forces réel. Cela n'empêchera pas les Frères musulmans de se présenter aux élections en tant que candidats indépendants. Je ne sais pas si le but du régime est d'éradiquer les islamistes. Il s'agit surtout de les mettre en incapacité de gagner des élections »

Un rapport qui fait du bruit

Le durcissement de la répression contre les Frères musulmans et leurs sympathisants s'accompagne de graves violations des droits de l'homme. C'est ce qu'a dénoncé dans un rapport publié ce mardi l'organisation de défense des Droits de l'homme Human Rights Watch. Ce document très détaillé fustige la violente répression contre des manifestations en soutien aux Frères musulmans de l'été 2013, dans les semaines qui ont suivi le renversement du président islamiste Mohamed Morsi. Human Rights Watch va jusqu'à dénoncer « de possibles crimes contre l'humanité ».

Au cours de la seule journée du 14 août 2013, au moins 817 manifestants ont été tués lors du dispersement d'un sit-in au Caire

Au cours de la seule journée du 14 août 2013, au moins 817 manifestants ont été tués lors du dispersement d'un sit-in au Caire

Le gouvernement égyptien a réagi de la manière forte. Hier, deux responsables de Human Rights Watch, qui se rendaient en Égypte pour présenter sur place leur rapport, ont été refoulés à l'aéroport du Caire, officiellement pour raisons de sécurité. Nadim Houry, Directeur adjoint de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient, contacté à Beyrouth, a réagi à cette expulsion : « Les autorités ne veulent toujours pas en parler, en discuter. Ils ont refusé de nous recevoir, alors qu'on était en contact pendant des mois avec eux, on était en correspondance. Finalement aujourd'hui ils continuent à nier les faits qui ont été pourtant documentés dans le dernier rapport de plus de 188 pages ».

Dans un communiqué, les autorités égyptiennes ont critiqué le « manque d'objectivité » du rapport, qu'elles accusent de faire l'impasse sur les victimes du terrorisme islamiste.

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