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Vu d'Allemagne

Notre vie privée mérite d'être mieux défendue

La chancelière Merkel assure qu'elle ne relâche pas la pression sur Washington pour obtenir des explications sur les pratiques d’espionnage américaines. L’opposition la juge trop timide. Certains journaux aussi.

Le journal Bild assure que le BND allemand était informé des méthodes américaines depuis des années

Le journal Bild assure que le BND allemand était informé des méthodes américaines depuis des années

La Süddeutsche Zeitung ne cache pas son indignation : la puissance d'espionnage américaine fait voler en éclats le secret des postes et des télécommunications. Que fait la chancelière ? Elle plaide pour un traité international sur la protection des données. Peut-être ce traité existera-t-il un jour, peut-être même que les États-Unis l'appliqueront. Mais d'ici là, il va se passer beaucoup beaucoup de temps.

Pour le journal, la question importante est : qui protège les droits des citoyens aujourd'hui ? Quand il fallait sauver les banques et l'euro, on nous disait que les banques avaient une importance "systémique" et que sans euro, selon Angela Merkel, il n'y avait pas d'avenir pour l'Europe. On pourrait débattre sur cette phrase. Mais ce que l'on ne peut pas contester c'est que la protection des droits fondamentaux est essentielle pour une démocratie et un état de droit. Ces droits ont mérité d'être défendus avec plus de force.

« Nous avons besoin d'une discussion sur l'équilibre entre sécurité et liberté », assurait Hans-Peter Friedrich il y a quelques jours

« Nous avons besoin d'une discussion sur l'équilibre entre sécurité et liberté », assurait Hans-Peter Friedrich il y a quelques jours

Die tageszeitung doute de l'efficacité d'un éventuel traité sur la protection des données. Après tout, souligne le quotidien, les services secrets - et cela est clair au moins depuis le mois de juin dernier - font ce qu'ils veulent. Pourtant, il y aurait une solution relativement simple : les entreprises actives dans l'Union européenne devraient être contraintes à respecter la protection des données.

C'est faisable. Une telle réglementation signifierait lancer une bataille contre les États-Unis et leurs puissantes entreprises. Mais il est inimaginable que Facebook, Google et compagnie prennent le risque de perdre un marché de plus de 500 millions de clients.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung montre davantage de compréhension envers l'espionnage des communications, quand celui-ci vise à protéger les citoyens. Elle observe ainsi : Barack Obama, mais aussi le ministre allemand de l'Intérieur Hans-Peter Friedrich, en visite aux États-Unis, ont bien fait de rappeler que des attentats ont pu être empêchés grâce à la surveillance.

Mais il est légitime que l'Allemagne demande à Washington comment et sous quel prétexte ses ressortissants ont été espionnés. Les services de renseignements ne sont pas une fin en soi. Ils existent pour les citoyens, pour permettre aux gens de vivre leur liberté en sécurité.

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