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Afro-presse (hebdomadaire)

Nos soldats sous les tropiques

La ministre allemande de la défense, Ursula von der Leyen, a effectué une visite éclair au Mali. Elle a notamment rencontré là-bas les soldats allemands qui participent à la formation de l 'armée malienne.

Ursula von der Leyen à son arrivée à Bamako

Ursula von der Leyen à son arrivée à Bamako

Ursula von der Leyen a aussi annoncé un engagement accru de l'Allemagne en Afrique. Et, souligne à ce propos la Berliner Zeitung, si vraiment elle envoie en Afrique des bataillons entiers de soldats allemands, ils n'y seront pas seuls. Envoyer des troupes en Afrique est aujourd'hui à la mode chez les nations occidentales, principalement à Washington. Des milliers de soldats américains, qui ont servi en Irak et en Afghanistan, sont actuellement préparés à des missions en Afrique selon le New York Times. Un autre média américain, le magazine Nation, poursuit notre confrère, affirme même que de l'Angola à la Zambie, les GIs sont d'ores et déjà présents dans 49 des 55 Etats africains, que ce soit comme conseillers, instructeurs ou pilotes de drones. La Berliner Zeitung évoque aussi la présence persistante de la France en Afrique. Près de 10 000 soldats français sont actuellement stationnés dans huit pays africains. Ces dernières années l'ancienne puissance coloniale est intervenue quatre fois sur le continent: en Côte d'Ivoire, au Mali, en Centrafrique et, avec ses partenaires occidentaux, en Libye.

Des soldats rwandais servent dans la MINUAD au Darfour

Des soldats rwandais servent dans la MINUAD au Darfour

Le Rwanda dans les missions de paix

Mais au Mali et en Centrafrique il n'y a pas que des soldats occidentaux. L'Afrique est elle aussi présente sur le terrain dans le cadre de missions multilatérales. Un quotidien s'intéresse tout spécialement aux soldats rwandais. Vingt ans après le génocide, le Rwanda a envoyé 850 soldats en République Centrafricaine, relève die tageszeitung. Cela fait dix ans, note le journal, que le Rwanda participe à des missions de paix des Nations unies et de l'Union africaine. Son armée passe pour disciplinée et a amassé ces dernières années une grande expérience, principalement dans les foyers de crise africains. Envoyer des troupes dans des missions internationales, poursuit le journal, a surtout un sens pour les pays qui ont eux-mêmes connu des crises. Le Rwanda, ce petit pays de 11 millions d'habitants a une armée de 50 000 hommes. Il serait judicieux d'en réduire les effectifs, mais le taux de chômage chez les jeunes est élevé. Parallèlement le Rwanda doit intégrer 12 000 ex-combattants hutus bien entraînés, rentrés ces dernières années du Congo. Bien souvent ces hommes ne connaissent que le maniement des armes.

La salle d'audience de la cour d'assises de Paris

La salle d'audience de la cour d'assises de Paris

Justice de la mauvaise conscience en France

Et 20 ans également après le génocide au Rwanda, la France juge pour la première fois un génocidaire présumé. Pascal Simbikangwa, ancien chef des services secrets rwandais, comparaît devant la cour d'assises de Paris pour complicité de génocide. Des journaux allemands s'en font l'écho. La Süddeutsche Zeitung par exemple parle d'une justice de la mauvaise conscience. Pascal Simbikangwa, un homme maigre en chaise roulante, est certes le seul accusé dans la salle d'audience. Mais pendant les huit prochaines semaines, estime le journal, la cour d'assises de Paris devrait aussi éclairer un sombre chapitre de la politique étrangère française, à savoir quelle est la part de responsabilité de la France dans le dernier génocide du 20ème siècle.

Une partie du dossier Simbikangwa

Une partie du dossier Simbikangwa

La Frankfurter Allgemeine Zeitung titre sur "les remords de conscience d'une puissance protectrice". Le journal rappelle qu'à Paris une mission d'information parlementaire avait établi en 1998 que la France avait commis de graves erreurs vis-à-vis du régime rwandais (régime du président Habyarimana). Ces reproches hypothèquent jusqu'à aujourd'hui les relations franco-rwandaises. A côté d'autres considérations stratégiques ils ont renforcé la disposition du président François Hollande à intervenir au Mali et en Centrafrique. La conscience de ne pas avoir été à la hauteur du rôle de puissance protectrice au Rwanda a durablement marqué la classe politique française.

Soldats français interpellant un homme qui pillait une mosquée à Bangui, février 2014

Soldats français interpellant un homme qui pillait une mosquée à Bangui, février 2014

Violences continues en Centrafrique

Pendant ce temps-là, et malgré la présence de troupes étrangères, les massacres continuent en Centrafrique. Cela inspire notamment ce titre à la Süddeutsche Zeitung: les "désespérés de Bangui". Jour après jour des gens sont tués de façon bestiale, écrit le journal. Des chrétiens assassinent des musulmans, des musulmans massacrent des chrétiens. Difficile dans ces conditions, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung, d'imaginer que les habitants de la Centrafrique puissent prochainement vivre de nouveau ensemble de façon pacifique. La nouvelle présidente Catherine Samba-Panza implore presque chaque jour l'envoi de plus de soldats étrangers. Mais les 500 soldats de la mission militaire européenne n'auront sans doute aucun effet apaisant, les officiers de la mission française "Sangaris" avouent déjà ouvertement que leurs 1 600 soldats parviennent à peine à sécuriser la capitale.

Helen Zille et Mamphela Ramphele après la rupture

Helen Zille et Mamphela Ramphele après la rupture

Une union mort-née en Afrique du sud

Enfin le mariage annoncé la semaine passée entre deux partis politiques sud-africains a déjà volé en éclats. Et la presse allemande le déplore. La lune de miel est terminée, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung, après la fin donc de l'union entre l'Alliance démocratique de Helen Zille et le parti Agang de Mamphela Ramphele. Les Sud-Africains qui espéraient une relance de la démocratie et une campagne électorale vraiment passionnante, en sont pour leurs frais. L'alliance entre les deux partis, poursuit le journal, était un pas qui semblait changer en mieux le paysage politique de l'Afrique du sud à quelques semaines de l'élection présidentielle. L'opposition divisée rassemblait ses forces, une candidate noire et une opposante blanche faisaient front contre un président Zuma de plus en plus détesté: après la mort du père de la nation Nelson Mandela, le symbole du passage à une ère nouvelle n'aurait pu être plus fort, souligne le journal. Le problème est que les deux forces n'étaient pas aussi unies qu'elles voulaient le faire croire.

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