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Vu d'Allemagne

Ni vu ni connu

Les journaux allemands reviennent aujourd'hui sur le scandale du groupuscule néonazi terroriste NSU qui a assassiné dix étrangers en Allemagne, sans que la police ni les services de renseignements n'interviennent.

Le chef du MAD devant la commission d'enquête parlementaire

Le chef du MAD devant la commission d'enquête parlementaire

Ils savaient tout et n'ont rien dit, critique la Süddeustche Zeitung. Le MAD, les services de renseignements militaires, connaissait bien Uwe Mundlos, l'un des membres du groupe terroriste. Depuis des mois, les rumeurs d'une éventuelle coopération du néonazi avec les services de renseignement font le tour du monde politique allemand. Depuis des mois, les parlementaires tentent de comprendre comment cette cellule néonazie a pu agir si longtemps sans être inquiétée. Et pourtant, ils doivent faire des pieds et des mains pour obtenir les documents et les dossiers nécessaires à l'enquête. Apparement, les services de renseignement n'ont pas tiré la leçon de leurs erreurs.

Bundeskriminalamt Bundesamt für Verfassungsschutz

Les services de contre-espionnage n'ont rien remarqué

L'espion qui n'a rien remarqué, parodie die tageszeitung, faisant référence au film de James Bond, l'espion qui venait du froid. Lorsque la cellule néonazie a assassiné le tenancier d'un café Internet à Kassel, un collaborateur du service régional de contre-espionnage de Hesse était présent sur les lieux. Pourtant, il affirme n'avoir ni remarqué, ni entendu les deux coups de feu mortels. Ensuite, il n'informe pas la police. Il joue au naïf devant la commission d'enquête, mais sans grand succès.

Un scandale de plus, note die Welt. Selon des documents récupérés par la commission parlementaire, le MAD a bien tenté de recruter l'un des membres de la cellule néonazie. Ce service de renseignement avait toujours nié jusqu'à maintenant avoir eu connaissance de l'existence d'Uwe Mundlos. Il vient d'être pris en flagrant délit de mensonge. Au vu des développement de cette affaire, la question se pose légitimement de savoir ce que le Ministre allemand de l'Intérieur savait vraiment.

Staat gegen Nazis

L'état se doit de lutter contre les néonazis

Impensable, s'indigne à son tour la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'un des terroristes nazis a bien été fiché en 1994/1995 par les services de renseignement militaire allemand et pourtant, personne ne bouge lorsque Uwe Mundlos plonge dans la clandestinité en 1998. Un beau jour, sans raison apparente, son dossier est passé au broyeur. Les parlementaires se sentent, à juste raison, floués et regrettent publiquement que le gouvernement de Berlin leur cache des éléments essentiels à l'enquête. Apparemment, les « protecteurs de la constitution », l'appellation littérale des services de contre-espionnage allemands étaient capables de tout, sauf de protéger les dix victimes de ces assassinats racistes, conclut le quotidien de Francfort.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Kossivi Tiassou

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