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International

Ne pas céder à la peur, la meilleure arme contre le terrorisme

Paris, Istanbul, Abidjan et maintenant Bruxelles. Partout, l'objectif des terroristes est le même : semer la panique et l'insécurité. Et plus les attaques se rapprochent, plus il est difficile de braver l'angoisse.

"La vie continue ! Allez on y va !" Le conducteur de métro claque la porte de sa cabine et démarre. Vingt quatre heures après les attentats de Bruxelles, les habitants de la capitale belge tentaient de reprendre pied. Même chose à Paris, il y a quelque mois ou, à Abidjan, il y a quelques jours. Mais évidemment la peur est un sentiment tenace explique Borwin Bandelow, président de la société pour la recherche sur la peur : "lorsqu'un danger apparait comme n'étant pas maitrisable et surtout quand il est nouveau, il inquiète beaucoup plus les gens qu'un danger connu. La probabilité statistique de mourir lors d'un attentat terroriste est surestimée en comparaison avec les autres périls qui nous guettent au quotidien."

Le chercheur rappelle par exemple qu'en Allemagne, 3.000 personnes meurent chaque année dans un accident de la route et pourtant personne ne se dit, en montant le matin dans sa voiture, qu'il pourrait éventuellement être la prochaine victime. Il faudrait que cela puisse fonctionner pareil pour le terrorisme, explique Borwin Bandelow : "il faut garder à l'esprit que ne pas craindre les attaques est notre meilleure arme dans la lutte contre le terrorisme. Il faut donc essayer de ne pas changer notre vie. Continuer à prendre l'avion, se rendre au stade pour voir des matchs de foot. Le terrorisme se laisse bien mieux combattre de cette manière. Se recroqueviller chez soi n'est pas la solution."

Après l'attaque de Grand Bassam, les autorités ivoiriennes ont appelé à vaincre la peur et ne pas céder à la panique.

Après l'attaque de Grand Bassam, les autorités ivoiriennes ont appelé à "vaincre la peur et ne pas céder à la panique".

Le spécialiste de la peur n'a malheureusement pas de recette magique pour lutter contre l'anxiété. Dans le cas où les terroristes continueraient à semer la mort, une autre phase pourrait cependant intervenir, estime Borwin Bandelow : "si vous prenez Bagdad par exemple, où une bombe explose pratiquement quotidiennement, les gens se sont habitués et continuent d'aller au marché, de faire leurs courses. Il pourrait se passer la même chose en Allemagne - au bout d'un moment on devient un peu blasé. Mais pour l'instant, c'est encore l'incertitude qui domine." Cela n'empêchera pas toutefois à une manifestation comme l'Euro 2016 de se tenir l'été prochain en France. Paris et l'UEFA ont écarté aujourd'hui tout report ou rencontre à huis clos pour ne pas offrir une victoire aux terroristes.

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