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International

Moscou évolue sur la Syrie

La Croix-Rouge internationale réclame la mise en place d'un cessez-le-feu humanitaire de deux heures par jour. La Russie soutient cette proposition et a promis d'agir en ce sens auprès des autorités syriennes.

La capitale Damas - centre du pouvoir - est elle aussi atteinte par la violence

La capitale Damas - centre du pouvoir - est elle aussi atteinte par la violence

Avant son départ pour Moscou, le président de la Croix-Rouge internationale, Jakob Kellenberger, avait prévenu : la situation humanitaire dans plusieurs villes de Syrie comme Homs, Idleb, Hama ou Deraa reste extrêmement difficile et pourrait encore se dégrader. Pour le CICR, il faut donc des mesures d'urgence. Ce point de vue, Moscou, traditionnel allié de Damas, semble l'avoir compris. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est entretenu plus d'une heure lundi avec Jakob Kellenberger, le chef du CICR. A l'issue de cette rencontre, la Russie a appelé la Syrie à accepter "immédiatement" la demande de la Croix-Rouge, à savoir l'instauration d'une trêve quotidienne humanitaire pour permettre l'accès aux blessés et aux civils qui doivent être évacués.

C'est à n'en pas douter une évolution de la part de Moscou. On se souvient que la Russie a refusé par deux fois des résolutions condamnant la répression des manifestations. Mais comme on peut le noter dans cette déclaration du ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Moscou semble commencer à prendre ses distances : « Nous ne soutenons pas le régime syrien, mais la nécessité d'un processus politique. Il faut un cessez-le-feu. Et nous ferons tout pour l'obtenir. Indépendemment des décisions du régime syrien, avec lequel nous ne sommes pas toujours d'accord. »

Les réfugiés affluent vers la Turquie qui met des tentes à leur disposition

Les réfugiés affluent vers la Turquie qui met des tentes à leur disposition

Faire cesser les tueries

Les Russes soutiennent en effet - au moins verbalement - la mission de l'émissaire de la Ligue arabe et ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, à Damas. Une mission qui, on le sait, réclame un cessez-le-feu, l'envoi d'observateurs et un dialogue politique entre le gouvernement et l'opposition. Le Conseil de sécurité des Nations unies pourrait de son côté exprimer un soutien unanime aux efforts de Kofi Annan pour l'arrêt de la violence. Une violence qui, comme l'a malheureusement constaté l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, est aussi pratiquée par l'opposition syrienne armée. Il est plus que temps de faire cesser ces "tueries" selon le mot de Kofi Annan...

Auteur : Elisabeth Cadot (avec AFP et DW-TV)
Edition : Konstanze von Kotze

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