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Afrique

Mort du président zambien Michael Sata

Agé de 77 ans et gravement malade depuis plusieurs mois, Michael Sata, le président zambien, est décédé à Londres où il suivait un nouveau traitement depuis une dizaine de jours.

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Le président zambien Michael Sata ici à Addis Abeba en janvier 2014 lors du sommet de l'Union africaine

Des informations circulaient depuis longtemps selon lesquelles M. Sata était malade. Ces "rumeurs" étaient cependant systématiquement niées par les autorités zambiennes, y compris lorsqu'il était parti en Israël fin juin, officiellement en "vacances de travail", pour une hospitalisation près de Tel-Aviv selon la presse israélienne.

Michael Sata n'avait pas été vu en public depuis son retour de l'Assemblée générale des Nations unies, le mois dernier, où il n'a pas pu prononcer son discours. "Je ne suis pas mort", avait-il déclaré le 19 septembre au Parlement après des mois d'absence sur la scène publique, interrompue le 19 juin pour recevoir le vice-président chinois Li Yuanchao, dont le pays a d'importants intérêts en Zambie.

Surnommé le "Roi Cobra" pour son franc parler, il avait remporté à sa quatrième tentative l'élection présidentielle zambienne de 2011. Michael Sata avait alors battu le sortant Rupiah Banda, dont le mouvement qu'il a lui-même quitté en 2001 était au pouvoir depuis les premières élections multipartites de 1991.

Michael Sata lors de la présidentielle de 2008

Michael Sata lors de la présidentielle de 2008

Proche de Robert Mugabe

Vieux routier de la politique zambienne, cet ancien gros fumeur, qui avait déjà survécu à une attaque cardiaque en 2008, se considérait comme social-démocrate.
Il était pourtant proche du président zimbabwéen Robert Mugabe, et a longtemps inquiété les investisseurs en promettant l'adoption d'une loi faisant passer 25% du capital des entreprises étrangères aux mains de Zambiens de souche.

Volontiers populiste, il s'était également fait une spécialité de pourfendre les Chinois, très présents en Zambie, notamment dans les mines de cuivre. "Je n'accepterai pas les investisseurs qui amènent leurs concitoyens pour pousser les brouettes à la place de la population locale", avait-il lancé, référence à ces entrepreneurs chinois qui amènent leur main d'oeuvre avec eux pour mener des chantiers en Afrique. Mais ce catholique, père de huit enfants, s'est montré beaucoup plus conciliant une fois parvenu au pouvoir.

En 2011 comme pendant la campagne précédente en 2008, il a promis qu'il transformerait le pays en quatre-vingt-dix jours. "Moins d'impôts et plus d'argent dans vos poches", répétait-on dans ses meetings où affluaient des Zambiens défavorisés qui voyaient en lui un possible sauveur.

Et dans sa biographie officielle, il se vantait de ne jamais boire d'eau en bouteille, expliquant qu'il continuerait ainsi "jusqu'à ce que tous les Zambiens aient accès à de l'eau propre". Son passage au pouvoir n'a cependant pas bouleversé la Zambie.

Michael Sata laisse un pays en pleine croissance grâce au cuivre, mais avec des finances publiques en mauvais état. Plus de 60% des Zambiens vivent sous le seuil de pauvreté.

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