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Afro-presse (hebdomadaire)

Montrer les crocs au Mali

Cette semaine, les journaux reviennent notamment sur la situation au Mali avec la visite du chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle à Bamako. Il est aussi question de l'Est de la RDC et de l'Afrique du Sud.

Guido Westerwelle a été accueilli les bras ouverts à Bamako à tel point que la Süddeutsche Zeitung titrait samedi dernier "L'espoir parle allemand". La visite de Guido Westerwelle n'a pas apporté beaucoup plus que des paroles de soutien et des promesses d'aide mais elle a eu une portée symbolique importante. L'Allemagne est solidaire du Mali, c'était le message principal que devait faire passer le ministre. Et il a été reçu 5 sur 5 par les autorités de Bamako. Bamako qui s'est apparemment également montré très intéressé par l'offre de médiation allemande concernant les négociations avec le nord du pays, occupé par les islamistes.

Der Tagesspiegel rappelle pour sa part que l'Allemagne a, par le passé, déjà aidé le Mali à régler un conflit interne. Ainsi, au milieu des années 90, la GTZ - aujourd'hui GIZ - l'agence de coopération allemande pour le développement, a joué un rôle important dans les négociations avec les rebelles touaregs. Près de deux décennies plus tard, de nombreux Maliens pensent que Berlin pourrait de nouveau servir de médiateur.

Militär Konferenz Mali

L'UE suit de près les préparatifs du concept militaire de l'intervention des Etats ouest-africains

L'UE attendue aussi sur le terrain militaire

Effectivement Fréjus, l'Allemagne mais aussi l'Union européenne doit montrer les crocs, titre la Süddeutsche Zeitung de lundi. Qu'est-ce que cela signifie ? Il ne s'agit pas d'envoyer des troupes de combat. Non il s'agit plutôt de réfléchir sérieusement à comment représenter une menace. Il s'agit de privilégier les négociations politiques mais en sachant durcir le ton. Car ce n'est pas une force ouest-africaine à la motivation limitée et quelques instructeurs militaires qui feront fuir les islamistes dans le nord, conclut le quotidien.

La crise malienne au quotidien

En dépit des belles photos montrant le ministre allemand entre deux touaregs en habit traditionnel, der Tagesspiegel note que la crise s'est désormais introduite dans le quotidien des Maliens. Depuis qu'elle a débuté, environ 400.000 personnes ont fui le nord du pays pour se réfugier au sud ou dans les Etats voisins. Environ 20.000 d'entre elles se sont installées chez des parents à Bamako. Dans une ville de deux millions d'habitants, on ne les remarque pas. Mais tout le monde ou presque sent désormais les conséquences économiques de leur arrivée dans la capitale. Ajouté à cela, le robinet de l'aide occidentale qui est fermé depuis mars et le départ de nombreux experts internationaux qui a mis des milliers de Maliens sur le carreau et on comprend pourquoi le pays attend beaucoup de la communauté internationale, non seulement sur le plan financier mais aussi militaire.

Burkina Faso Verhandlungen mit Islamisten

La stratégie du Burkina Faso : diviser les rebelles dans le nord

Ansar-Dine dit vouloir rompre avec la violence

Une décision prise dans le cadre de la médiation du Burkina Faso, rappelle die Tageszeitung et qui pourrait faciliter la mise en pratique de la reconquête du nord. Car même avec l'envoi de troupes ouest-africaines et le soutien des Occidentaux, celle-ci ne pourra s'obtenir que si des compromis politiques sont trouvés avec les groupes rebelles. Ainsi, la stratégie du Burkina, explique la Neue Zürchner Zeitung consiste à les diviser pour d'une part isoler les terroristes et d'autre part accroître chez les autres l'acceptation d'une intervention militaire.

Cela dit, le journal suisse estime que la décision d'Ansar-Dine est à prendre avec des pincettes. Si la promesse du groupe islamiste de lutter contre le trafic de drogue et les enlèvements dans la région est relativement crédible, celle de renoncer à l'extrémisme religieux est déjà beaucoup plus difficile à croire. Les habitants de Tombouctou avec qui le journal s'est entretenu sont d'ailleurs sceptiques. Ce sont des militants d'Ansar Dine qui se sont rendus coupables d'amputations et de destructions de mausolées dans leurs villes. Leur chef, Iyad ag Ghali, est un opportuniste notoire, la Berliner Zeitung lui consacre un portrait. Tour à tour chef rebelle, diplomate malien, islamiste, ses promesses n'ont rien d'étonnant : qui sait ce que les négociateurs burkinabés lui ont offert en échange? Ce qui est sûr, c'est que ces promesses sont fragiles.

Ne pas jouer avec le feu

Die Tageszeitung publie un article intéressant concernant le prétendu soutien du Rwanda et de l'Ouganda aux rebelles du M23 dans l'est de la République du Congo. Le quotidien estime que la communauté internationale joue avec le feu en accusant et en sanctionnant ces deux pays de soutenir le mouvement du 23 mars. Certes les preuves sont accablantes mais elles ne favorisent pas la résolution du conflit. Le soutien qu'apportent les pays voisins de la RDC aux rebelles n'est en effet qu'un symptôme de la crise qui ravage l'est du Congo. Il n'est pas la cause de cette crise. Tant que l'armée congolaise ne sera pas en mesure de rétablir la stabilité dans cette région, les intérêts des Etats frontaliers seront en danger et ils chercheront à les défendre.

Friedenzkonferenz Kongo-Friedenstruppe in Kampala

Le Rwanda, un interlocuteur clef dans la crise congolaise ?

Pour rétablir la stabilité, il faut que l'armée soit réformée. Ce n'est pas un scoop. Mais c'est un défi énorme. Parce que pour réformer l'armée, il faut s'attaquer aux privilèges des généraux et aux gigantesques profits qu'ils tirent d'un système corrompu. Kabila père notamment s'y est essayé. Il a reçu une balle dans la tête. Il ne faut pas oublier que la guerre dans l'Est du Congo profite avant tout aux officiers congolais : les sommes investies par Kinshasa dans les opérations militaires sont gigantesques et chacun se sert. Et le journal de conclure qu'isoler Kigali et Kampala est la mauvaise solution pour la bonne raison que ni l'Onu ni Kinshasa ne sont en mesure de récupérer le contrôle de la région. Seul un dialogue avec le Rwanda, qui est depuis peu membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies peut encore permettre de renverser la barre.

L'ombre du conflit minier en Afrique du Sud

Die Welt publie un long reportage sur le quartier de Sondela construit à quelques centaines mètres de l'une des mines de platine du géant Amplats. L'occasion pour le journal de dresser un bilan des conséquences catastrophiques des grèves qui ont paralysé le secteur ces derniers mois. Conséquences économiques mais aussi perte de confiance et coup dur pour l'image de l'Afrique du Sud. Et au lieu de s'attaquer aux problèmes des gens à bras le corps, les autorités envoient presque automatiquement des policiers mal formés qui sont de plus en plus souvent victimes d'agressions.

Südafrika Mine Streik Rustenburg Amplats

La réputation de la police sud-africaine en chute libre

Des policiers dont la réputation est par ailleurs au raz des pâquerettes, écrit la Süddeutsche Zeitung. Les forces de l'ordre sont en effet soupçonnées d'avoir manipulé des photos après le massacre de Marikana en août pour faire croire que les mineurs tués étaient armés.

Deux espoirs féminins

L'un s'appelle Roselyne Igano. Elle est Kenyanne et l'héroïne d'un article publié par l'édition dominicale de die Welt. Roselyne Igano profite du système MPesa - M pour mobile et Pesa pour argent. Ce système qui existe aussi en Tanzanie et en Afrique du Sud permet de mettre de l'argent de côté, d'effectuer des virements et pour Roselyne Igano de toucher des commissions. Grâce à MPesa, elle est devenue banquière en plus d'être couturière. Le journal affirme que MPesa est en train de révolutionner non seulement la finance mais aussi la place des femmes dans la société. Plus indépendantes, elles n'ont plus besoin de demander l'avis et le consentement des hommes pour faire leurs affaires. Et celles-ci florissent si l'on en croit les chiffres avancés par le quotidien.

L'autre s'appelle Fauzia Yusuf Haji Adan. Die Tageszeitung fait son portrait de et lui tire son chapeau. Elle a été nommée dimanche ministre des Affaires étrangères en Somalie et vice-Premier ministre du nouveau gouvernement somalien. Sa priorité est de faire avancer la condition des femmes dans son pays.

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