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Vu d'Allemagne

Misère et indépendance...

La presse allemande se penche aujourd'hui sur le Kosovo, petit pays des Balkans devenu souverain depuis hier, ainsi que sur la polémique sur les retraites et la misère des retraités qui continuent d'agiter l'Allemagne.

La misère des vieux concerne toute la société

La misère des vieux concerne toute la société

Aucun résultat à attendre avant les prochaines législatives qui se déroulent dans un an, estime le Financial Times Deutschland. La Ministre du Travail Ursula von der Leyen, chrétienne-démocrate, n'oriente pas le calendrier de ses projets en fonction de ce qui est possible, mais selon ce qui peut lui profiter politiquement. Le SPD de son côté va tout faire pour ne pas se laisser souffler ce sujet évident de campagne électorale. On en saura plus à l'automne 2013.

Studie Millionen arbeiten für niedrige Löhne

Les millions de bas salaires allemands donneront des mini-retraites inférieures aux minimas sociaux

Le choc est déjà là pour les retraités, lance die tageszeitung. Une aide-soignante ne dépasse pas les neuf euros bruts de l'heure. La retraite qu'elle percevra au bout d'une vie de labeur est si basse qu'elle n'est même pas reprise par Ursula von der Leyen dans son tableau des retraites insuffisantes qui devait attirer l'attention des Allemands sur la pauvreté des seniors. Sans répartition, le dossier des petites retraites ne pourra pas être résolu.

Ce débat a toutefois un aspect positif, analyse la Süddeutsche Zeitung. Enfin, on parle de la misère des vieux ! Chacun de nous devrait se demander s'il veut vivre dans une société dans laquelle les jeunes ne croient plus en la promesse de pouvoir vieillir dans la dignité. Celui qui ne croit plus en l'état social ne prendra soin de personne à l'avenir, avertit le quotidien de Munich qui revient aussi dans ses colonnes sur le Kosovo qui a accédé hier à la souveraineté.

Kosovo Fahne Unabhängigkeit

Dernier arrivé dans l'Europe: le Kosovo

Ce qui fait dire à die Welt : désormais, plus de technocrates internationaux pour dire à ce petit pays ce qu'il doit faire. Cependant, il ne faut pas se leurrer. Malgré plus de 3 milliards d'euros injectés dans les Balkans depuis 1999 par l'UE et les dizaines de milliers de soldats qui ont garanti la paix, le Kosovo reste un baril de dynamite. 13 ans après la fin de la guerre, les Serbes y dominent toujours le nord du pays.

C'est bien cela qui empêche toute réduction supplémentaire du contingent de la KFOR, la force de l'OTAN, analyse la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Même si la constitution du nouveau pays a intégré les principes fondamentaux de l'ONU - comme la protection des minorités - on ne peut pas affirmer que le plus récent état de l'Europe ait obtenu sa « totale indépendance ». À l'avenir aussi, des « gardiens de l'ordre » occidentaux devront rester en place aux postes clés, conclut le quotidien de Francfort.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Aude Gensbittel

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