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Afrique

Michel Djotodia limoge le chef des armées

En RCA, le président de la transition, Michel Djotodia, a limogé le chef d'état-major des armées, le général Jean-Pierre Dollé-Waya. Ce limogeage intervient alors que le pays connait actuellement de vives tensions.

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Michel Djotodia a-t-il choisi le meilleur moment pour limoger le chef d'état-major ?

Les raisons du limogeage du général Jean-Pierre Dollé-Waya ne figurent pas dans le décret diffusé à la radio nationale. Mais il y a quelques jours le ministre de la sécurité Josué Binoua issu de la société civile s'était plaint de dysfonctionnements au sein de l'appareil sécuritaire. Joint à Bangui, le porte parole du président de la transition Michel Djotodia a indiqué à la Deutsche Welle que le limogeage du chef d'Etat major s'inscrivait dans le cadre des dispositions prises par le pouvoir, pour pacifier le pays. Guy Simplice Kodegue :

«Il y a un certain nombre d'actes ignobles qui ont été posés sur la population civile. On ne reviendra pas aujourd'hui sur la responsabilité des uns et des autres mais ce qui est important, c'est de prendre l'envol de la feuille de route décidée par la communauté internationale en concertation avec les forces vives de la nation pour que cette fois-ci nous puissions trouver une sortie heureuse.»

L'ex président centrafricain François Bozizé a été renversé le 24 mars 2013

L'ex président centrafricain François Bozizé a été renversé le 24 mars 2013

Le général Jean-Pierre Dollé-Waya a été remplacé par le général à la retraite Ferdinand Bombayéké, ex commandant de la garde présidentielle sous le régime Patassé.

Absence d'autorité

Depuis près de six mois que la coalition rebelle Séléka s'est emparée du pouvoir, la Centrafrique présente des symptômes d'un pays sans Etat. Dans l'Ouest, des combats ont fait, le week-end écoulé, au moins soixante morts d'après des sources militaires. Des éléments de la Séléka, coalition à majorité musulmane auraient attaqué la région natale du président renversé où la plupart des habitants sont chrétiens. Un développement qui suscite des craintes quant à un basculement du conflit dans une guerre interconfessionnelle.

Un conflit religieux ?

De nombreux témoignages font état d'exactions dont seraient victimes des chrétiens centrafricains. Un sujet sensible d'après l'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga qui en parle avec beaucoup de précautions :

Les membres de la coalition rebelle Séléka seraient en majorité des musulmans

Les membres de la coalition rebelle Séléka seraient en majorité des musulmans

«J'ai toujours demandé à ce que nous puissions prendre de la hauteur. Or les faits qui se produisent laissent penser au citoyen lambda que ce qui se passe peut-être serait orienté vers un conflit interreligieux. Le fait d'aller brûler les presbytères, brûler la maison des soeurs (religieuses), alors les gens se demandent pourquoi ? Ce sont des questions légitimes que les gens se posent.»

L'aggravation de la crise en Centrafrique préoccupe le collectif de l'opposition démocratique qui s'est réunie mardi matin à Bangui. Le collectif condamne la multiplication des actes d'insécurité depuis le coup d'Etat du 24 mars et met par ailleurs en garde contre une crise alimentaire due au fait que les paysans n'ont pas pu cultiver les champs à cause de l'insécurité.

Ci-dessous, l'interview du doyen d'âge du collectif de l'opposition démocratique, Pierre-Louis Gamba président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC).

Écouter l'audio 01:41

" Bientôt, une famine terrible en Centrafrique " (Pierre-Louis Gamba, président du RDC)

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