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International

Merkel rappelle des principes démocratiques de base à Erdogan

C'est un numéro d'équilibriste auquel a dû se livrer Angela Merkel en Turquie. La chancelière allemande a dû formuler ses critiques envers le régime Erdogan avec précaution, au vu de l'importance de la Turquie pour l'UE.

L'Allemagne a besoin de la coopération d'Ankara pour appliquer l'accord passé avec l'Union européenne sur les migrants, pour trouver une voie de sortie à la guerre en Syrie, et parce que la Turquie est un partenaire économique et politique primordiale pour l'Allemagne. Mais la répression renforcée depuis la tentative de putsch de juillet dernier attire les foudres des défenseurs des droits de l'Homme qui dénoncent une chasse aux sorcières au nom de la lutte anti-terroriste. 
 

 

Visite-éclair avant le sommet européen de La Valette

Un président, un Premier ministre, des députés, des militants pro-kurdes. Le programme de la journée était chargé pour la première visite d'Angela Merkel en Turquie depuis la tentative de putsch déjouée en juillet dernier, et l'instauration de l'état d'urgence dans le pays. Ces derniers mois, le régime de Recep Tayyip Erdogan a procédé à des dizaines de milliers d'arrestations, notamment dans les rangs de l'opposition pro-kurde, et tente de faire taire les voix discordantes.

Angela Merkel a réaffirmé que l'Allemagne soutiendrait la Turquie dans son combat contre « toutes les formes de terrorisme » et assuré de la coopération en la matière avec « les musulmans », mais la chancelière a rappelé au chef de l'Etat turc la nécessité de respecter les principes démocratiques :

« J'ai souligné que, dans cette période de bouleversements politiques, il faut tout faire pour respecter la séparation des pouvoirs et la liberté d'expression, qui garantit le maintien de la pluralité de la société. J'ai aussi indiqué qu'il serait souhaitable que des observateurs de l'OSCE soient présents lors du référendum […] Quant à l'opposition, elle fait partie intégrante de la démocratie.»

 

Türkei Parlament (picture-alliance/AP Photo/B. Ozbilici)

Le Parlement doit garder son importance. Et la justice son indépendance, selon Angela Merkel

Prochaine étape : le référendum en Turquie

Le référendum constitutionnel est prévu en avril et porte sur un renforcement des pouvoirs présidentiels. A l'instar des entraves faites au travail des journalistes et aux multiples emprisonnements de voix critiques, ce vote aussi inquiète l'opposition et les défenseurs des droits humains. Recep Tayyip Erdogan rejette leurs craintes.

« D'abord, il n'y a rien de vrai dans ce que dit l'opposition quand elle prétend que la nouvelle constitution reviendra sur la séparation des pouvoirs. Il y a un pouvoir législatif, un exécutif et un pouvoir judiciaire. Nous ne cherchons pas à éradiquer la séparation des pouvoirs. Tout ce que nous voulons, c'est permettre à l'exécutif de travailler plus rapidement. »

Angela Merkel a mis en garde contre la surveillance des partisans du prédicateur Abdullah Gülen sur le sol allemand. Quant aux soldats turcs de l'OTAN qui demandent l'asile en Allemagne, de peur d'être arrêtés à leur retour en Turquie, mais dont Ankara réclame l'extradition, la chancelière a indiqué qu'il fallait que les autorités turques avancent des preuves de leur implication dans le putsch manqué.

 

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