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Vu d'Allemagne

"Merkel garde ses distances chez Poutine"

La presse allemande commente largement la visite d'Angela Merkel en Russie. La chancelière allemande n'a pas manqué de parler de "graves différences d'opinion" avec Vladimir Poutine

On était loin d’un parfum de vacances, du hamac et des cocotiers. En même temps, sur les rives de la mer Noire. « Merkel garde ses distances chez Poutine », titre la Süddeutsche Zeitung ce mercredi, qui se souvient de la lune de miel, lorsque le patron du Kremlin venait encore prononcer quelques mots en allemand devant le Bundestag. Mais ça, c’était il y a plus de 15 ans. Depuis, la Crimée, la crise en Ukraine et la guerre en Syrie sont passées par là. L’affection a des limites. « Les camps politiques se partagent entre Est et Ouest, poursuit le journal. Alors que la chancelière fait partie des principaux garants des valeurs occidentales, après le Brexit, l’élection de Trump et la montée des populismes, en face, Vladimir Poutine est apparemment l’inspiration des Orbans, Le Pen et Erdogan ».

« Sans illusions », commente de son côté la Frankfurter Allgemeine Zeitung. « L’avenir s’annonce sombre », alors qu’en juillet, le G20 se retrouve à Hambourg, sous présidence allemande. « Angela Merkel a raison de vouloir amorcer la discussion avec les autorités russes, puisqu’elles sont directement ou indirectement impliquées » dans les conflits syriens et ukrainiens. Le quotidien salue la posture de la chancelière, qui « ne tourne pas autour du pot », en affirmant après la rencontre qu’il existe de « graves différences d’opinion ».

Pour « die Welt » en revanche, Angela Merkel a fait « pâle figure » à Sotchi. Le journal regrette un manque de critiques ouvertes et offensives. Celle qui s’oppose encore à la levée des sanctions européennes contre Moscou pourrait bientôt « ne plus réussir à résister à la pression ».

 

La lutte de May Ayim

Street Re-naming in Berlin (Cinnamon Nippard)

A Berlin, le nom d'une rue rend hommage à May Ayim

Ce 3 mai marque aussi un anniversaire et die tageszeitung est là pour nous le rappeler. May Ayim aurait eu 57 ans aujourd’hui. D’origine ghanéenne, cette poète et militante a été l’une des figures les plus importantes de la lutte pour le droit des noirs en Allemagne. Le journal en profite pour échanger avec une sociologue. « La particularité du contexte allemand a été que la lutte pour les droits civiques est née de mouvements conduits par des femmes, alors que dans tant de pays, ce sont les hommes qui ont mené la lutte et les femmes peinaient à trouver leur place », nous explique-t-elle. Et de poursuivre : « le racisme n’est pas nouveau, mais ce qui a changé, c’est qu’il ne choque plus, c’est qu’il est devenu acceptable ». Voilà pourquoi, nous dit die Tageszeitung, « le travail de May Ayim est plus que jamais d’actualité ».

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