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Vu d'Allemagne

Merkel dompte ses partenaires européens

Après des négociations difficiles à Bruxelles, les dirigeants européens sont parvenus à un accord, dans la nuit de vendredi à samedi, sur le financement de l’Union européenne pour la période 2007-2013. Un accord obtenu grâce à une proposition de compromis avancée par la chancelière allemande, Angela Merkel. Ce matin, l’ensemble de la presse allemande tire son chapeau à celle qui a su jongler entre les exigences britannique et française.

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Angela Merkel, « dompteuse à succès au cirque européen ». C’est le titre de la caricature de la Süddeutsche Zeitung, qui montre la chancelière en tailleur et talons sur le dos d’un buffle. Du bout de son fouet fleuri sur lequel on peut lire « compromis », elle effleure les épaules du coq Chirac et du lion Blair, qui trônent fièrement sur leurs tabourets de cirque.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung salue la performance notable de celle dont la capacité à gouverner avait été grossièrement controversée lors de la soirée électorale. Après les crises des derniers mois, la médiation tranquille d’Angela Merkel permet à l’Europe d’échapper à la dépression d’hiver. La chancelière, tout en poursuivant les intérêts allemands, a réussi à construire un pont entre Britanniques et Français sans que Blair ni Chirac ne se retranchent dans leur camp respectif. Ce rôle de balance et de médiation, d’engagement et de direction avait manqué aux partenaires de Berlin ces dernières années. Les attentes étaient donc d’autant plus grandes, estime le journal. Angela Merkel ne s’est pas contentée de répondre à ces attentes, elle a provoqué un effet secondaire non négligeable : un an et demi après l’élargissement à l’est, l’Allemagne est de nouveau le patron des nouveaux membres. Un rôle qu’elle a dérobé à Tony Blair.

Die Welt relève les conditions favorables au compromis : l’entêtement britannique aurait réduit l’influence de la Grande-Bretagne au sein de l’UE à des proportions minimales, et fait perdre à Londres l’attachement des Européens de l’Est pour longtemps. De l’autre côté, l’immobilisme français aurait entraîné l’isolement de Paris – chose que le président Chirac, déjà affaibli, ne peut pas se permettre. Ce sont donc les circonstances qui ont permis à la chancelière de remporter cette victoire. Même si cela ne suffit pas pour l’Europe, au moins les trois Etats Grande-Bretagne, Allemagne et France sont sortis de leurs retranchements.

Il ne faut pas oublier, rappelle la Tageszeitung, que l’Allemagne assurera la présidence de l’Europe dans exactement un an. Avec un peu de chance, Angela Merkel aura alors d’autres interlocuteurs à Londres, Paris et Rome. Des interlocuteurs qui s’engageront peut-être plus pour l’Union européenne. Dans le meilleur des cas, la chancelière pourrait même remettre le projet de constitution européenne à l’ordre du jour. Mais avant cela, l’Europe doit passer une nouvelle année dans l’attente. Il va falloir une bonne dose d’optimisme dans les prochains mois pour ne pas perdre de vue la lumière au bout du tunnel, conclut la taz.

  • Date 19.12.2005
  • Auteur Anne Le Touzé
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