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International

Menaces sur l'accord nucléaire iranien

Les présidents américain et iranien se sont affrontés verbalement à la tribune des Nations unies. Une escalade qui inquiète les signataires de l'accord conclu en 2015 avec Téhéran, après un an de négociations.

Écouter l'audio 03:56

"C'est la crédibilité des États-Unis qui est en jeu" (Mohammad Reza-Djalili)

Devant ses pairs réunis pour la 72ème Assemblée générale de l'Onu, le président iranien Hassan Rohani (photo) a répliqué aux attaques de Donald Trump. Il a qualifié d"ignorantes, absurdes et haineuses" les déclarations du président américain, ajoutant que "plus personne" ne fera confiance aux Etats-Unis s'ils se retirent de l'accord sur le nucléaire signé en 2015.

L'accord suspendu à l'aval de Trump

Le président américain doit "certifier" d'ici mi-octobre auprès du Congrès que l'Iran respecte bien ses engagements, censés garantir la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire. S'il dénonce l'accord, cela marquerait le retour des sanctions, et équivaudrait à une "mort politique de l'accord", selon des diplomates européens. 

Mardi (19 septembre) Donald Trump a accusé l'Iran d'être un "Etat voyou" et une "dictature corrompue".

Et même si ses propos ont été toutefois atténués mercredi matin par Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, les puissances signataires de l'accord avec Téhéran s'inquiètent. "Donald Trump oublie que cet accord a été négocié par une nuée de spécialistes pendant un an !", s'étonne Mohammed Reza-Djalili, professeur émérite de l'Institut des Hautes études internationales et du développement à Genève.

Il s'inquiète notamment des répercussions d'un éventuel retrait des États-Unis de l'accord sur les négociations avec la Corée du Nord. Écoutez son interview.

Téhéran ne veut pas de nouveau dialogue

Le président iranien Hassan Rohani a exclu mercredi toute nouvelle discussion avec les Etats-Unis sur l'accord nucléaire, jugeant qu'il s'agirait d'une "perte de temps" avec un pays qui "bafouerait ses engagements internationaux".

Téhéran a "différentes options" si Washington décide de se retirer de cet accord, comme l'a laissé entendre le président Donald Trump, a ajouté Hassan Rohani lors d'une rencontre avec des journalistes en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Il n'a pas précisé dans l'immédiat lesquelles.
 

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