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International

Menaces sur l'élection présidentielle en Ukraine

A 19 jours de l'élection présidentielle prévue en Ukraine, la tension ne se relâche pas. Berlin plaide pour une deuxième conférence internationale à Genève pour permettre la désescalade. Mais Moscou n'y adhére pas.

Des habitants réunis devant la mairie de Marioupol, dans la région du Donetsk, une province séparatiste

Des habitants réunis devant la mairie de Marioupol, dans la région du Donetsk, une province séparatiste

Le ministre allemand des Affaires étrangères Franck-Walter Steinmeier, maintient envers et contre tout sa ligne politique : favoriser le dialogue et la désescalade. L'accord conclu mi-avril à Genève a été un échec. Qu'à cela ne tienne, il faut recommence et "mettre en place un mécanisme qui permette de traduire dans les faits les décisions prises," a-t-il déclaré. L'UE vient d'apporter son soutien à cette initiative par la voix du président du Conseil Européen, Hermann von Rompey. Du côté russe, la réponse est beaucoup plus mitigée. Pour le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov, cette conférence "n'apporterait pas grand chose" selon ses mots à Vienne. Il plaide en revanche pour un "dialogue national ukrainien".

Comment organiser l'élection

Le commandant des séparatistes ukrainiens devant la mairie de Marioupol

Le commandant des séparatistes ukrainiens devant la mairie de Marioupol

L'objectif de cette nouvelle conférence est aussi, pour la diplomatie allemande, d'aboutir à un accord sur la tenue de l'élection présidentielle en Ukraine. Mais pour la Russie les élections sont impossibles dans les conditions actuelles. Des conditions qui, sur le terrain, ressemblent de plus en plus à une situation de guerre civile. Le président de l'OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la Coopération en Europe, le Suisse Didier Burkhalter est aujourd'hui à Moscou pour rencontrer le Président russe Vladimir Poutine et aborder ce thème. L'OSCE a fait savoir qu'elle accompagnerait les élections avec 1000 observateurs. Elle réclame également un cessez-le-feu. De son côté, l'expert des questions russes pour le gouvernement allemand, Gernot Erler, réclame la fin des opérations militaires lancées par le gouvernement de Kiev dans l'Est du pays pour permettre un déroulement normal des élections. Autant de mesures de bon sens qui se heurtent pourtant à la même question : le Kremlin est-il vraiment intéressé à la tenue d'élections démocratiques dans toute l'Ukraine? Des élections qui pourraient légitimer un nouveau gouvernement peut-être pas assez proche de Moscou.

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