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Vu d'Allemagne

Menaces proférées contre l'Allemagne

Deux groupes terroristes irakiens réclament le retrait des troupes autrichiennes et allemandes d’Afghanistan. L’un d’entre eux menace d’exécuter les deux otages allemands qui détient, l’autre de perpétrer des attentats en Autriche et en Allemagne.

Soldat de la Bundeswehr en Afghanistan

Soldat de la Bundeswehr en Afghanistan

La Frankfurter Rundschau, pour commencer, estime qu’il est impossible de faire chanter le gouvernement fédéral. Peut-être que l’Allemagne peut verser une rançon pour obtenir la libération des otages, mais un enlèvement ne peut pas influer sur les décisions d’ordre politique prises par Berlin.

L’autre grand quotidien de Francfort, à savoir la Frankfurter Allgemeine Zeitung, écrit pour sa part que la terreur psychologique suit les mêmes règles que le terrorisme : elle peut faire peur mais aussi encourager une certaine résistance. Le gouvernement allemand a l’air bien décidé à continuer d’oeuvrer en faveur de la reconstruction de l’Afghanistan. Ce sera à la population du pays de décider de la réussite de cette rentreprise.

La Süddeutsche Zeitung a choisi de titrer sur „L’Etat kidnappé“. Le journal résume ainsi le dilemme: d’un côté l’Etat doit rester ferme, afin d’éviter des enlèvements futurs, mais de l’autre, il a le devoir de protéger ses citoyens… et ne pas sauver les otages équivaudrait à se rendre coupable de non-assistance à personnes en danger. La SZ rappelle que l’Allemagne a déjà payé plusieurs rançons pour libérer des otages enlevés en Irak, ce qui ne signifie pas que cela doit devenir une routine.

La tageszeitung, enfin, juge absurde d’affirmer catégoriquement qu’il est impossible de faire pression sur un Etat. Imaginons, poursuit la taz, que des ravisseurs réclament l’équivalent de 100 euros pour épargner la vie d’otages, il serait ridicule pour un gouvernement de sacrifier pour si peu la vie de ressortissants en danger. La position d’un Etat dans une telle situation dépend donc moins de principes moraux que du prix à payer. Par ailleurs, le journal souligne que les conflits dans lesquels s’est engagée la Bundeswehr ces dernières années n’ont pas suscité de véritable opposition au sein de la population allemande. Ceci s’explique par le fait que ces guerres restaient éloignées, théoriques, vues de Berlin, Heidelberg ou Cottbus. Or, la revendication des ravisseurs, qui menacent directement la République fédérale, au cas où l’armée allemande participerait aux combats en Afghanistan par l’intermédiaire d’avions de reconnaissance, cette revendication place l’Hindukush aux portes de Berlin. L’occasion, pour la taz, de réclamer la fin de la langue de bois ainsi qu’un vrai débat sur les véritables raisons de l’engagement allemand sur le terrain.

  • Date 12.03.2007
  • Auteur Sandrine Blanchard
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