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Allemagne

Mauvais traitements au sein de la Bundeswehr

Il s’agit de l’un des plus grands procès de l’histoire de la Bundeswehr. 18 militaires allemands sont sur le banc des accusés, au tribunal de Münster. Ces hommes sont suspectés d’avoir maltraité plus de 160 jeunes recrues, en 2004. Le chef de compagnie et deux chefs de section incriminés nient toute implication.

La caserne Freiherr-vom-Stein de Coesfeld, théâtre de l'affaire

La caserne Freiherr-vom-Stein de Coesfeld, théâtre de l'affaire

Coups, humiliations, faibles décharges électriques. Trois des accusés nient avoir été ne serait-ce qu’informés des mauvais traitements subis par les recrues dans leur caserne de Coesfeld, dans l’ouest de l’Allemagne. Ils reconnaissent cependant la tenue d’une simulation de prise d’otages, un exercice qui n’est autorisé au sein de la Bundeswehr, que dans le cadre très précis d’un centre de formation spécialisé, et sous la surveillance de médecins et de psychologues. Les deux chefs de section qui ont initié l’exercice en cause, ont expliqué à la cour qu’ils avaient organisé la simulation sur le modèle d’une formation qu’ils avaient eux-mêmes suivie, avant des missions en Afghanistan et dans les Balkans. Quant au chef de compagnie, il a estimé que la formation se devait d’être proche de la réalité de terrain. Une excuse qui n’en est pas une, de l’avis de Peter Struck, ministre de la Défense de l’époque :

« Est-ce que le fait que nous devions nous attendre à ce type de situations lors de nos missions à l’étranger, c’est-à-dire à des prises d’otages et à des pressions sur nos hommes de la part de talibans ou d’Al Qaida – est-ce que cela a changé la conscience de la Bundeswehr au point que quelqu’un qui a vécu de telles situations en mission ou qui les craint se mette à les simuler à la maison ? »

Le procureur général a lui aussi une vision des faits qui diverge de celle des accusés. Selon lui, les 163 recrues ont été blessées dans leur intégrité physique et morale, obligés à s’agenouiller, aspergés d’eau alors qu’ils avaient les yeux bandés, battus ou encore ligotés par leurs supérieurs hiérarchiques. Les deux chefs de section à l’origine de l’exercice ont indiqué déplorer ce qu’ils appellent les « possibles excès de certains soldats à titre individuel », mais ils font également remarquer qu’aucune des « victimes » présumées ne s’est plainte d’avoir été maltraitée.

  • Date 19.03.2007
  • Auteur Sandrine Blanchard
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