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Afrique

Manque de preuves contre Karim Wade ?

Après plusieurs semaines de suspension, le procès de Karim Wade reprend ce lundi à Dakar, la capitale sénégalaise. Les magistrats de la Cour de répression d'enrichissement illicite peinent toujours à réunir des preuves.

Karim Wade à son arrivée au tribunal pour justifier ses revenus (mars 2013)

Karim Wade à son arrivée au tribunal pour justifier ses revenus (mars 2013)

Ancien ministre des infrastructures des transports terrestres et aériens sous le règne de son père Abdoulaye Wade, Karim Wade est accusé d'enrichissement illicite. Arrêté en juillet 2012, il croupit depuis à la maison d'arrêt et de correction de Dakar. Cela fait plus de quatre mois qu'il passe et repasse devant les juges de la Cour de répression et de l'enrichissement illicite. Celle-ci cherche encore et toujours des preuves pour étayer ses accusations.

Dans un premier temps, les enquêteurs et magistrats qui la composent avaient estimé la somme détournée à plus d'un milliard d'euros avant de la revoir en baisse. Aujourd'hui, elle est à 170 millions d'euros. Mais comment retracer le circuit emprunté par cet argent ? C'est bien cela qui donne du fil à retordre à la Cour.

Charles Senghor, journaliste dans un quotidien de la place, suit de près ce procès, estime que "le bilan du procès reste très mitigé. Si du côté de l'opposition, on pense que cela traîne parce qu'il n y pas assez d'éléments de preuves, du côté du pouvoir on trouve cela normal par qu'il faut chercher les preuves. Et ce n'est pas simple. Aujourd'hui, le procès se poursuit. On lui colle des motifs mais l'opinion pense qu'il n y a pas de preuves solides."

Demande de liberté provisoire

Dans le cadre de la recherche de preuves, la France a récemment fait rapatrier plusieurs coffrets contenant des bijoux de la défunte épouse de Karim Wade suite à une commission rogatoire. La valeur de ces bijoux est estimée à plus de 7 millions de francs Cfa. Karim Wade était présent vendredi dernier dans les locaux de la cour de répression d'enrichissement illicite pour l'ouverture des scellés. Cette séance a pratiquement duré quatre tours d'horloge.

Plus de quatre mois après le début du procès, il est aujourd'hui question d'accorder une liberté provisoire à Karim Wade. Comme l'ont souligné certains experts, au-delà de six mois de détention sans preuves, le fils de l'ancien président doit en bénéficier. Jusqu'ici, cette demande a toujours été refusée à ses avocats par la cour. Mais Charles Senghor, estime que cela pourrait changer : "Aujourd'hui, les gens pensent que Karim Wade doit être libéré. Ne serait-ce que lui accorder une liberté provisoire".

Quelle que soit la décision des juges, le procès de Karim a déjà eu des conséquences, notamment l'éviction du procureur spécial auprès de la cour de répression d'enrichissement illicite.

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