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Archives Afrique

Manifestation à Bamako contre une intervention dans le nord

A la veille d'une réunion internationale à Bamako sur la planification d'une intervention ouest-africaine dans le nord du Mali, près de 2.000 personnes ont protesté contre l'envoi d'une force militaire de la Cédéao.

La plupart des manifestants qui ont marché jeudi matin dans le centre de Bamako appartiennent à la Coordination des organisations patriotiques du Mali (Copam), un regroupement des organisations qui militent contre la présence des troupes de la Cédéao au Mali et contre le président malien par intérim, Dioncounda Traoré.

Le 11 octobre, 10.000 personnes ont manifesté pour une intervention dans le nord

Le 11 octobre, 10.000 personnes ont manifesté pour une intervention dans le nord

Sur leur route, ils ont brandi des pancartes, déployé des banderoles et scandé des slogans parmi lesquels on pouvait entendre « Non à la confiscation de notre souveraineté nationale », « Vive l'armée malienne », ou encore « Dioncounda est un incapable ».

Pour Oumar Mariko, un des leaders de la Copam, la priorité n'est pas l'intervention d'une armée étrangère : « Nous estimons que les pays amis du Mali devraient tenir compte des besoins exprimés par l'armée malienne avant de s'engouffrer dans cette solution ». Il appelle à libérer les armes de l'armée malienne bloquées dans le port de Conakry, ainsi qu'à « amorcer un dialogue » pour identifier les « irréductibles » à combattre.

Procès contre la Cédéao

Oumar Mariko pense que la réunion de vendredi est un non sens. Et pour ce faire, la copam a décidé d'engager des poursuites judiciaires contre la conférence des présidents de la CEDEAO :  « Le 25 octobre nous sommes appelés devant la Cédéao pour répondre de la requête que nous avons introduite pour l'arrêt de la transition qui a été illégalement et illégitimement portée par la Cédéao et qui a été suivie par une certaine communauté internationale », explique Oumar Mariko.

De nouveaux mausolées ont été détruits à Tombouctou, rapportent des témoins

De nouveaux mausolées ont été détruits à Tombouctou, rapportent des témoins

La manifestation de la Copam se tient une semaine après celle d'autres organisations, partis et syndicats maliens, favorables à une intervention des troupes ouest-africaines au Mali. La manifestation avait rassemblé environ 10.000 personnes à Bamako. La réunion de vendredi se tient à un haut niveau. Parmi les participants sont notamment annoncés la nouvelle présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, l'envoyé spécial de l'ONU au Sahel, Romano Prodi, le président nigérian Goodluck Jonathan aux côtés du président malien par intérim Dioncounda Traoré. Ils se pencheront sur la stratégie à mettre en place pour la reconquête militaire du nord du pays contrôlé depuis plus de six mois par des groupes islamistes armés. Ces derniers ont démoli de nouveaux mausolées de saints à Tombouctou, ville historique où ils avaient déjà procédé à de telles destructions en juillet.