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International

Mamnoon Hussain, nouveau président du Pakistan

Cet homme d'affaires a été élu mardi matin, sans surprise, par les députés et sénateurs, au poste de président de la république. Le scrutin a été boycotté par le principal parti de l'opposition, le PPP.

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Mamnoon Hussain

Au Pakistan, le président n'est pas élu au suffrage universel direct mais par un collège électoral constitué de membres du Sénat et de l'Assemblée nationale, ainsi que de membres des quatre assemblées provinciales. Il n'a pas de réels pouvoirs mais un rôle plutôt honorifique, comme c'est le cas par exemple en Allemagne.

Avec le retrait du principal parti de l'opposition, le Parti du peuple pakistanais (PPP) du président Ali Zardari, veuf de l'ancienne dirigeante Benazir Bhutto (assassinée en 2007), la partie s'est jouée entre deux hommes : un ancien gouverneur, Mamnoon Hussain, candidat de la PML-N, la Ligue musulmane du nouveau Premier ministre Nawaz Sharif et un ex-juge de la Cour suprême, Wajihuddin Ahmed, qui défendait les couleurs du Tehreek-e-Insaf (PTI), troisième force politique du pays et proche de l'ex-gloire du cricket Imran Khan. Au final, c'est donc sans surprise que, Mamnoon Hussain, 73 ans et candidat de la Ligue musulmane du nouveau Premier ministre, l'a emporté.

Nawaz Sharif 13.05.2013

Nawaz Sharif a désormais les principales institutions du pays de son côté

Des pouvoirs renforcés pour Nawaz Sharif

Déjà vainqueur des élections générales du 11 mai dernier, au cours desquelles la Ligue musulmane a remporté la majorité des 342 sièges du Parlement et ceux du Sénat, le Premier ministre Nawaz Sharif va maintenant diriger le Pakistan sans véritables soucis au plan politique, puisque son parti dispose désormais de tous les leviers du pouvoir.

En outre, ses prérogatives en tant que Premier ministre sont, depuis 2010, renforcées par un amendement constitutionnel qui a transféré une partie des pouvoirs du président au Premier ministre.

Boycott de l'opposition

Officiellement, le Parti du peuple pakistanais, le parti de Ali Zardari, a décidé de boycotter cette élection pour marquer son désaccord face à la décision de la Cour suprême de faire avancer le scrutin au mardi 30 juillet, au lieu du 6 août, comme initialement prévu.

Mais, en réalité, cette formation politique n'avait vraiment aucune chance de voir son candidat triompher, car les députés et sénateurs qui élisaient le nouveau président du pays sont majoritairement issus des rangs du parti de l'actuel Premier ministre Nawaz Sharif. C'est donc pour éviter une nouvelle humiliation électorale que le Parti du peuple pakistanais a préféré ne pas se présenter à ce scrutin.

Quant au président élu, il prendra ses fonctions le 8 septembre prochain, pour un mandat de cinq ans, en remplacement de Ali Zardari, à la tête de ce pays de plus de 180 millions d'habitants.

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