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Afrique

Mali : Sanogo soutient Dioncounda

Avec son intervention le 10 septembre à la télévision nationale malienne, le capitaine Amadou Sanogo, l'auteur du coup d'Etat du 22 mars qui a vu le départ du président Amadou Toumani Touré, rompt le silence.

En effet, le capitaine Sanogo s'est exprimé officiellement pour la première fois sur la polémique autour de la lettre du gouvernement malien adressée à la communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest, la Cedeao. La lettre concerne une intervention militaire au Mali. Dans son discours, le capitaine apporte plutôt son soutien au président par intérim, Dioncounda Traoré.

Mali's interim President Dioncounda Traore (C) arrives at the main airport in the capital Bamako, July 27, 2012. Mali's interim president returned on Friday from weeks convalescing abroad after he was beaten up by a mob, facing pressure to form a new government and authorise a foreign military intervention against rebels in the north. Mali needs outside support to recover from twin crises sparked by a March coup in the capital that precipitated the rebel takeover of its northern zones, occupied by Islamists dominated by al Qaeda's North African wing, AQIM. Picture taken July 27, 2012. REUTERS/Adama Diarra (MALI - Tags: POLITICS CIVIL UNREST CONFLICT)

Le président, Dioncounda Traore et son Premier ministre

Son intervention coupe court aux rumeurs concernant le mécontentement de l'armée malienne par rapport à la lettre adressée à la Cédéao. Et selon Kisma Kagou, spécialiste en charge des questions militaires au sein du gouvernement, la lettre du président Dioncounda est claire et précise : « C’est la Cédéao qui a un schéma de planification en trois parties. Sécurisation des institutions, c’est la première étape et deux autres étapes. La Cédéao voulait dix brigades pour sécuriser les institutions à Bamako et c’est ca que le Mali ne veut pas. Le mali a dit qu’on a déjà les hommes qu’il faut. On a les outils qu’il faut, on a les moyens qu’il faut pour sécuriser les institutions de Bamako. On ne veut pas de troupes. Mais on reconnait qu’on a besoin de certains moyens techniques. »

Selon Alasane Diarra, journaliste au quotidien malien l'Indépendant, il existe plutôt un malentendu entre les aspirations des Maliens et celles du gouvernement: « Selon mes informations [Dioncounda] a rédigé [la lettre] avec l’appui des militaires y compris le ministre de la défense, le ministre de la sécurité intérieure, le ministre de l’administration territoriale donc ce sont les trois qui représentent la junte de Kati donc la déclaration de Sanogo n’est pas en fort-a-faux avec le contenu de la lettre du président Dioncounda. Les Maliens veulent que les soldats de la Cédéao débarquent au Mali pour nous aider à récupérer l’intégrité du territoire parce qu’il y a une grave crise de confiance entre le peuple malien et son armée. Les gens ne croient pas a cette armée pour libérer le nord. »

Mali Proteste

Les gens ne croient pas a l'armée pour libérer le nord (le journaliste malien, Alasane Diarra) journaliste

S'agissant de l'implication des militaires dans la vie politique malienne, Alassane Diarra préconise cette solution : « Il faut vraiment un gouvernement fort qui prend des décisions et qui demande a l’ex-junte de Kati d’aller dans les casernes. »

La déclaration du capitaine Sanogo intervient à un moment où l'armée malienne est impliquée dans un incident ayant fait 16 morts le samedi dernier. A cet effet, le porte-parole de l'armée malienne a affirmé qu'un seul soldat était à l'origine de la mort des 16 personnes membres de la confrérie des Dawa et non toute l'armée malienne. C'est ce 11 septembre que les premières investigations concernant cet incident ont commencé.

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