Mali : la junte a-t-elle piégé la mission de la CEDEAO ? | Archives Afrique | DW | 29.03.2012
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Archives Afrique

Mali : la junte a-t-elle piégé la mission de la CEDEAO ?

Plusieurs manifestants favorables au coup de force militaire du 22 mars ont occupé la piste d'atterrissage de l'aéroport de Bamako. La mission de la CEDEAO, qui devait rencontrer la junte militaire, a fait demi-tour.

La délégation des chefs d'Etat conduite par l'Ivoirien Alassane Ouattara et le Béninois Yayi Boni, respectivement présidents en exercice de la CEDEAO et de l'Union africaine a été obligée ce jeudi de faire demi tour alors qu'elle se trouvait déjà dans le ciel malien. De sources concordantes, c'est lorsque l'avion affrété par la demi-douzaine des présidents de la CEDEAO était en route pour l'aéroport de Bamako, qu'une manifestation de soutien en faveur de la junte a éclatée sur le tarmac de l'aéroport. Au même moment, des affrontements ont opposé des centaines de jeunes sympathisants de la junte aux manifestants anti-putsch dans la capitale malienne. Il y aurait eu plusieurs blessés de part et d'autre. C'est donc pour éviter une escalade de violences entre Maliens que les six chefs d'Etat annoncés ont donc purement et simplement annulé leur mission.

Ecowas Treffen in Abuja Ouattara

L'Ivoirien Alassane Ouattara est le président en exercice de la CEDEAO

La mission pourrait revenir à Bamako

Les chefs d'Etat contraints de revenir sur Abidjan ont immédiatement convoquée une réunion de crise dans la capitale ivoirienne autour du président Ouattara et du médiateur désigné, le président Blaise Compaoré du Burkina Faso. Il s'agit de mettre en place une stratégie nouvelle et commune a même de faire fléchir le capitaine Amadou Sanogo et ses hommes. Selon Maciré Touré, chargée de communication du président ivoirien, une déclaration des dirigeants ouest africains est très attendue. En revanche certains chefs d'Etat ne souhaitent plus revenir à Bamako. C'est le cas par exemple du Béninois Yayi Boni.

Mali / Proteste / Demonstration / Bamako

Des manifestants soutiennent la junte qui a pris le pouvoir

Réaction de la junte

Selon l'Agence France Presse, des membres de la junte étaient présents à l'aéroport pour accueillir la délégation de la CEDEAO. Le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo, était lui même en personne présent à l'aéroport. Toujours selon la même source malgré l'annulation du sommet, le capitaine Sanogo a pu s'entretenir avec une délégation ministérielle de la CEDEAO conduite par le ministre burkinabé des Affaires étrangères. Par ailleurs, sur le terrain, un front anti putsch qui regroupe plus de cinquante partis politiques et de nombreuses associations reste très mobilisé contre le pouvoir militaire.

Auteur : Bob Barry
Edition : Cécile Leclerc

La rédaction vous recommande