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Vu d'Allemagne

Malgré la violence...

La presse allemande de ce lundi revient sur les élections au Pakistan, mais aussi sur l'attentat meurtrier de samedi dans la ville turque de Reynhali, à la frontière avec la Syrie, attentat qu'Istanbul attribue à Damas.

La Turquie attribue l'attentat de Reyhanli au pouvoir syrien

La Turquie attribue l'attentat de Reyhanli au pouvoir syrien

Cet attentat est surtout la conséquence de l'incapacité de la communauté internationale d'apaiser le conflit syrien, note la Frankfurter Rundschau. Comme un feu de brousse, cette guerre civile déborde maintenant sur les états voisins. Si véritablement le régime de Bachar al-Assad est responsable de l'attentat de Reyhanli, une réaction déterminée de l'Occident est inévitable.

UN-Sicherheitsrat tritt zur Verabschiedung einer Syrien-Resolution zusammen

Comme au temps de la Guerre Froide, l'ONU est paralysée et inactive face au drame syrien

En vérité, l'indécision du monde occidental sur ce qu'il pourrait et devrait faire pour stopper cette guerre est plus grande que jamais, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Assad s'appuie sur son allié russe et campe sur ses positions. Les djihadistes, qui ne veulent pas d'une société libérale, mais la mise en place d'un état islamiste, prennent de plus en plus la maîtrise de l'opposition syrienne. L'on comprend donc parfaitement les réserves des pays occidentaux à livrer des armes aux rebelles.

L'opposition séculière turque craint à bon droit que la chute du dictateur syrien ne suffise plus à mettre fin à cette guerre, analyse die tageszeitung. RecepTayip Erdogan, le chef du gouvernement turc, par contre, croit que plus son pays s'engagera dans ce conflit, plus il pourra déterminer qui prendra ensuite le pouvoir à Damas. Pourtant, n'oublions pas qu'avec une telle politique, le président américain George W. Bush s'est lourdement trompé en Irak.

Le quotidien de Berlin revient aussi dans ses colonnes sur les élections législatives de ce week-end au Pakistan. Un scrutin courageux pour un maigre résultat, lance le journal. Mais avec la plus grande participation électorale depuis longtemps dans ce pays, les Pakistanais démontrent que la démocratie est pour eux le meilleur moyen de choisir son gouvernement.

Wahlen in Pakistan 2013

Les Pakistanais démontrent leur amour de la démocratie

Au cours de son histoire, le Pakistan n'a connu que deux types de pouvoir : celui de généraux putschistes, ou celui de Premiers ministres indéboulonnables, rappelle la Süddeutsche Zeitung. Le triomphe du vainqueur, Nawaz Sharif, plonge dans l'amertume tous ceux qui avaient cru en la naissance d'un nouveau Pakistan. Cependant, son rival, la star du cricket Imran Khan, peut ainsi affûter son profil d'opposant et élargir sa base politique. Et puis, les Pakistanais ont montré qu'en allant voter malgré les attentats, ils ne voulaient pas laisser le champ libre au terrorisme islamiste. Ce scrutin est ainsi une victoire pour tous ceux qui ont refusé de baisser les bras et qui ont relevé la tête, conclut le quotidien de Munich.

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