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International

Maintien du référendum sur l'indépendance

Malgré l'appel du président russe qui plaidait pour un report du scrutin, les séparatistes pro-russes de l'est du pays ont annoncé le maintien de leur référendum d'auto-détermination prévu dimanche 11 mai.

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Militant pro russe montant la garde devant l'Hôtel de ville de Kramatorsk

Le co-président de la "République populaire de Donetsk" auto-proclamée Miroslav Roudenko a en effet rejeté l'appel du président Poutine. Il a annoncé que le Conseil de la République populaire a décidé à l'unanimité le maintien du référendum le 11 mai comme prévu. A l'issue mercredi d'un entretien avec Didier Burkhalter, le président de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), Vladimir Poutine avait estimé qu'avant d'organiser un tel réferendum, il était nécessaire de créer d'abord les conditions nécessaires au dialogue.

De son côté, le gouvernement ukrainien de transition refuse de dialoguer avec les séparatistes qui contrôlent entre-temps de grandes parties de l'Est ukrainien où vit une forte minorité russophone. «Un dialogue avec des terroristes est impossible et impensable » a déclaré le ministère ukrainien des Affaires étrangères à Kiev qui reproche toujours à Moscou de soutenir les forces pro-russes en Ukraine, malgré tous les démentis du Kremlin. Mercredi soir, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk avait déjà vivement réagi aux propos du président Poutine, l'accusant de "vendre du vent".

Écouter l'audio 01:59

La crise ukrainienne vu par le politologue gabonais Jean-Delors Biyogue Bi Ntougou

Nouveaux combats à Slaviansk

Après ces annonces, des séparatistes pro-russe et du gouvernement central ukrainien, le Kremlin a indiqué jeudi matin vouloir "analyser" la situation face aux nouvelles donnes. A Slaviansk, l'un des bastions des insurgés, de nouveaux combats à l'arme lourde et à l'arme automatique se sont déroulés en périphérie la nuit dernière. Depuis vendredi, l'opération militaire de l'armée ukrainienne dans cette zone, s'est déjà soldée par des dizaines de morts.

A Kiev, le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov a précisé ce jeudi que son gouvernement "n'a jamais conduit d'opérations punitives dans l'est", contrairement à ce qu'affirme Vladimir Poutine. Il s'agit bien plus « d'opération anti-terroriste » qu'il entend bien poursuivre pour rétablir l'ordre dans le pays. Le président Tourtchinov s'affirme par ailleurs disposé à négocier avec des représentants de tous les partis politiques et représentants régionaux ukrainiens.

Le président de l'OSCE Didier Burkhalter et Vladimir Poutine à Moscou

Le président de l'OSCE Didier Burkhalter et Vladimir Poutine à Moscou

Aucun signe du retrait des troupes russes

Le secrétaire général de l'OTAN,Anders Fogh Rasmussen a déclaré ce jeudi n'avoir "toujours aucun signe" de ce retrait pourtant annoncé par le président Poutine il y a quelques jours. De son côté, le ministère russe de la Défense à Moscou a annoncé que les forces ukrainiennes, elles, ont massé 15.000 hommes à la frontière avec la Russie. Le ministère a prié l'OTAN et les Etats-Unis et les Occidentaux en général d'arrêter de diffuser "de fausses informations cyniques" sur la situation dans l'Est de l'Ukraine. Quoi qu'il en soit, référendum ou pas, la situation reste tendue en Ukraine alors qu'une élection présidentielle doit se dérouler le 25 mai, scrutin qui doit désigner le successeur du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, renversé en février dernier.

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