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Allemagne

L'unité du gouvernement se fissure

Premier Conseil des ministres de l'année et premières dissensions au sein de la coalition gouvernementale allemande. En ce début d'année, plusieurs dossiers mettent à mal l'union des partis CDU, CSU et SPD au pouvoir.

De gauche à droite: Sigmar Gabriel (SPD), Angela Merkel (CDU) et Horst Seehofer (CSU)

Les trois dirigeants des partis de la coalition au gouvernement

Le gouvernement allemand a été mis en place difficilement fin 2013. Il regroupe trois partis : la CDU d'Angela Merkel, son alliée bavaroise, la CSU, et le SPD, le parti social-démocrate. Les trois formations ont dû négocier longtemps avant de trouver une base politique commune et voilà que plusieurs dossiers fissurent déjà leur union de façade.

Tensions sur l'immigration européenne

La chancelière doit notamment faire face à des querelles grandissantes entre ses deux partenaires : les conservateurs bavarois et les sociaux-démocrates. D'abord suite à l'ouverture complète, au 1er janvier, du marché du travail aux Roumains et aux Bulgares dans l'Union européenne. La CSU met en garde contre une arrivée massive d'Européens de l'est pauvres, qui viendraient profiter du système de protection sociale allemand. Le SPD, lui, souligne que l'arrivée d'étrangers participe de la diversité de l'Allemagne, que ces étrangers peuvent aider à remédier à la natalité en berne.

Le salaire minimum légal objet de discussions

Le salaire minimum imposé par la loi à toutes les branches était une des revendications phares du SPD. Les sociaux-démocrates l'avaient d'ailleurs posé comme condition à leur participation au gouvernement. La CSU rechigne désormais. Elle recommande de prendre en compte certaines exceptions pour autoriser des dérogations.

Berlin Große Koalition Kabinett 17.12.2013 Vereidigung

Une équipe gouvernementale qui peine à s'accorder ?

Autre source de tensions : faut-il que les opérateurs enregistrent systématiquement les données téléphoniques et internet des Allemands, même sans soupçon particulier ? Là encore, les membres du gouvernement ne sont pas d'accord, les uns en appelant au principe de précaution, les autres à la protection de la vie privée.

Un proche de la chancelière qui se recycle

Sur ce dernier point, les sociaux-démocrates réclament une régulation, ou au moins l'adoption d'un code de bonne conduite par les politiciens. Beaucoup ont été choqués qu'un responsable politique du rang de Ronald Pofalla, qui a présidé le groupe conservateur au parlement, et qui a été directeur de la chancellerie, annonce son intention de se recycler dans le secteur privé, plus lucratif. Des conservateurs rétorquent qu'en son temps, le chancelier SPD Gerhard Schröder n'avait pas tardé à se reconvertir chez le géant russe de l'énergie, Gazprom.

Et les Allemands dans tout ça?

D'après une étude Forsa réalisée pour la chaîne RTL et l'hebdomadaire Stern, les Allemands sont toujours favorable à la grande coalition, même si sa cote de popularité a perdu 1 point depuis Noël. Mais la population attend surtout des partis qui gouvernent qu'ils n'étalent pas au grand jour leurs dissensions et prennent ensemble les problèmes du pays à bras-le-corps.

Le président du groupe parlementaire chrétien-démocrate, Volker Kauder, a appelé le gouvernement à davantage de discipline. Dans une interview télévisée, il a insisté sur le fait que l'équipe en place devait montrer qu'elle était un "gouvernement au service du pays" plutôt que de se diviser.