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Afrique

L'UNICEF fête ses 60 ans, exemple: le Sénégal

Créé le 11 décembre 1946, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance fête aujourd’hui ses 60 ans. L’occasion pour nous de revenir sur l’action de l’UNICEF en Afrique, et plus précisément au Sénégal. Là-bas, l’un des domaines d’action prioritaire du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, c’est la scolarisation, notamment celle des filles.

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Hygiène, santé, démocratie, droits de l’homme, droits de l’enfant, les habitants du village de Medina Pounsang, situé dans le sud du Sénégal, bénéficie depuis plusieurs années du soutien de Tostan, une ONG partenaire de l’UNICEF en matière d’éducation. Il faut dire qu’au Sénégal, 24% des garçons et plus d’un tiers des filles âgés de 7 à 12 ans ne fréquentent pas du tout les bancs de l’école. Le système éducatif formel, où l’enseignement est dispensé en français, reste un luxe inaccessible à de nombreux petits Sénégalais. C’est pourquoi l’UNICEF et ses partenaires soutiennent également certaines écoles informelles, dans les villages, où les enfants sont alphabétisés dans leur langue maternelle.

En coopération avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance, les ONGs locales telles que Tostan tentent de convaincre les parents de la nécessité d’envoyer leurs enfants, et notamment leurs filles à l’école. Et le message commence à passer, comme l’explique l’instituteur, Moussa Mballo :

« Nous avons à ce jour 268 élèves dont 168 filles. Et pour cette rentrée, nous avons 64 élèves dont 45 sont des filles. »

Fatiam a 17 ans. Ses parents l’ont retirée tôt de l’école. Mais, contrairement à son amie Rokhy qui elle a été mariée très jeune, Fatiam a pu continuer à suivre des cours, à l’école informelle soutenue par l’UNICEF :

« J’apprends beaucoup de choses sur la santé et sur les effets négatifs du mariage précoce. Je suis très contente d’avoir pu participer à la classe Tostan car sans cela, je n’aurais jamais pu savoir. J’ai de la chance. »

Dans la région de Tambacounda aussi, les filles sont traditionnellement retirées très tôt de l’école, pour travailler et nourrir la famille ou pour être mariée de façon précoce. Peu à peu, grâce à la sensibilisation menée par les ONGs, les mères elles aussi comprennent la nécessité d’envoyer leurs filles à l’école aussi longtemps que les garçons :

« Nous envoyons les enfants, et notamment les filles, à l'école car nous voudrions leur donner la chance que nous n'avons pas eu à leur âge. Quand on était enfant, on ne nous a jamais envoyé à l'école formelle. Ca allait tout au plus jusqu'à l'école coranique. Une fois qu'on savait faire les prières, c'était fini, l'éducation. Nous voulons donner la chance aux enfants d'aller à l'école parce que nous, nous avons appris assez tard, mais ça nous a ouvert les yeux. Si les enfants vont à l'école très jeunes, cela profitera à la communauté entière. »

L’accès à l’éducation comme facteur d’émancipation, l’un des credo de l’UNICEF et de ses partenaires. Depuis 60 ans.

  • Date 11.12.2006
  • Auteur Sandrine Blanchard
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