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Europe

L'Ukraine toujours sous tension

L'opposition ukrainienne reste mobilisée malgré le rejet d'une motion de défiance contre le gouvernement. L'OTAN condamne les violences policières et appelle au dialogue. Le bras de fer se poursuit.

L'un des leaders de l'opposition, le charismatique Vitali Klitschko réclame la démission du gouvernement

L'un des leaders de l'opposition, le charismatique Vitali Klitschko réclame la démission du gouvernement

Les manifestations de l'opposition ne faiblissent pas malgré l'échec de la motion de défiance

Les manifestations de l'opposition ne faiblissent pas malgré l'échec de la motion de défiance

Pour la figure de proue de l'opposition, le champion de boxe Vitali Klitschko, pas question de renoncer à se battre : "Il nous faut un nouveau pouvoir," a-t-il réaffirmé pour galvaniser ses troupes, soit 20 000 à 30 000 manifestants rassemblés hier malgré le froid sur la place de Kiev. Il venait pourtant d'essuyer un revers : le Parlement a en effet rejeté la motion de défiance proposée par trois groupes de l'opposition contre le Premier ministre Mykola Azarov. Un premier ministre qui pour essayer d'apaiser la situation n'avait pas hésité à "demander pardon," selon ses propres mots, pour les violences policières qui ont fait quelques quinze blessés. Une réaction policière brutale, condamnée hors des frontières de l'Ukraine par l'Union européenne mais aussi par les 28 membres de l'OTAN réunis à Bruxelles. "La violence n'a pas sa place dans un état moderne," ont-ils réaffirmé.

Le prix du gaz au coeur de la crise

La Russie utilise le gaz comme moyen de pression sur l'Ukraine

La Russie utilise le gaz qu'elle livre à l'Ukraine comme moyen de pression.

Les manifestations se sont déclenchées lorsque l'Ukraine a renoncé à l'accord d'association avec l'UE sous la pression de la Russie. Comment sortir de cette impasse ? La réunion de l'OSCE, l'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, à partir de jeudi à Kiev, sous la présidence justement de l'Ukraine, pourrait peut-être dégager une proposition de médiation, c'est en tous cas ce que souhaite le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle qui termine son mandat. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry a, pour sa part, annulé sa praticipation à ce sommet, mais doit rencontrer "brièvement" son homologue russe Serguei Lavrov. Ce dernier a dit "ne pas comprendre" la condamnation par les chefs de la diplomatie des pays de l'OTAN de "l'usage de la force" par les autorités de Kiev. La Russie réclame, elle, "l'ordre et la stabilité" pour ce pays.

Quant aux responsables ukrainiens, ils sont à Moscou pour une négociation cruciale : le prix du gaz, dont ils espèrent la baisse en échange du renoncement à l'accord d'association avec l'Union européenne. C'est sur ce point sans doute que se joue le sort du gouvernement ukrainien.

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