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Afro-presse (hebdomadaire)

Lueur d'espoir pour la Somalie

Un nom revient souvent dans les colonnes des journaux. C'est celui du nouveau président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud . Son élection par le nouveau parlement somalien est plutôt bien accueillie par la presse.

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Hassan Cheikh Mohamoud

En témoignent ces réactions glanées au fil des journaux: Hassan Cheikh Mohamoud est décrit comme un homme aux mains propres, comme le symbole d'une ère nouvelle en Somalie, comme l'annonce d'un nouveau départ. Pour la Süddeutsche Zeitung, il est apte à insuffler à la Somalie le courage dont elle a tant besoin, ce n'est ni un corrompu ni un fauteur de guerre, c'est un intellectuel doté à la fois d'une expérience internationale et d'un amour sincère pour son pays. Son élection a surpris, mais souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung, la surprise était annoncée. Hassan Cheikh Mohamoud passait certes pour un outsider, mais le nouveau parlement somalien avait déjà créé la surprise dix jours auparavant avec l'élection de Mohamed Osman Jawari à la présidence du parlement. Cela avait été perçu comme un signal: ces députés veulent un nouveau départ pour la Somalie et ne considèrent pas le parlement comme un bazar où l'on vend ses voix au plus offrant. Hassan Cheikh Mohamoud, note plus loin le journal, est un inconnu sur la scène internationale, mais il est connu de ses compatriotes. Cela tient à son engagement pour la société civile et surtout au fait que, contrairement aux troits quarts des membres du gouvernement de transition, il n'a pas fui la Somalie.

Somalia Mogadischu Anschlag auf den neuen Präsidenten

Après une tentative d'attentat contre le nouveau président

Sa victoire, lit-on dans la Berliner Zeitung, a été une gifle retentissante pour le président de la transition, Mohamed Cheikh Charif, battu au second tour de scrutin. Tous les appâts financiers avec lesquels ce dernier avait cherché à garantir sa candidature ne lui auront été d'aucun secours. Hassan Cheikh Mohamoud n'avait rien à opposer aux muscles économiques du président sortant, mais il n'en avait pas non plus besoin. Il a été le seul à mener une véritable campagne électorale dans les rues de Mogadiscio. Cela dit, tous les journaux ne manquent pas non plus d'évoquer les défis qui attendent le nouveau président. Comme l'écrit die tageszeitung, tout dépendra de la marge d'action qui lui sera laissée. Les Etats-Unis accepteront-ils qu'il discute avec les islamistes radicaux des milices al chebab? C'est là que tout pourrait se jouer.

Piraterie Bildergalerie

Le Hansa Stavanger, un navire allemand victime de la piraterie

Juger des pirates somaliens en Allemagne - une absurdité

D'autres Somaliens font parler d'eux cette semaine dans la presse allemande. Ce sont les dix pirates présumés, jugés par un tribunal de Hambourg. Le procès dure depuis plus de trois mois, et inspire à l'hebdomadaire Der Spiegel un commentaire extrêmement sévère. Le journal n'a pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu'il appelle une justice de l'absurde. Aux yeux du Spiegel, le tribunal a démontré en cent jours à quel point il est insensé de transporter des inculpés sur des milliers de kilomètres, depuis un pays misérable, archaïque et sans droit, pour les traduire en justice. L'on prétend, poursuit le journal, vouloir toucher, par le biais des inculpés, les puissants commanditaires de cette forme de criminalité organisée, mais comment? Autres questions: le procureur a requis 81 ans de prison pour les accusés, mais dans quel but? Celui de la dissuasion? De la réinsertion sociale? La perspective de purger une peine dans une prison allemande n'impressionnera pas les pirates en Somalie. Les recettes tirées des rançons sont passées de 110 millions de dollars en 2010 à 170 millions en 2011, et cela dans un pays où le revenu annuel par habitant est de 240 dollars. La lutte contre les pirates dans la Corne de l'Afrique ne se gagnera pas dans les prétoires allemands, souligne le journal qui dénonce aussi les coûts de ce procès: 35 000 euros par jour.

Kongo - UNO-Blauhelme kontrollieren Straße nach Kalembe

Patrouille de casques bleus dans l'est du Congo

RDC: on se bouscule dans l'est du pays

Le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo continue de retenir aussi l'intérêt de la presse allemande. La dernière réunion, à Kampala, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs n'a guère produit plus de résultats que les rencontres précédentes. L'envoi d'une force neutre sur le terrain n'est pas pour demain. Mais tout n'est quand même pas négatif. En tout cas die tageszeitung note que les gouvernements de la région s'efforcent de trouver une solution au nouveau conflit qui a éclaté en avril dans l'est de la RDC. L'histoire a en effet montré que les guerres civiles dans un des pays de la région, principalement au Congo, déstabilisent toujours toute la région des Grands Lacs. Une mission de paix régionale a donc un sens car il est clair que l'armée congolaise ne peut venir à bout de la crise. D'autant qu'en plus des rebelles du M23 des dizaines d'autres milices exploitent habilement la situation pour conquérir de nouveaux territoires. Dans la pratique pourtant, l'envoi d'une force neutre s'annonce problématique. Depuis 2002 l'ONU a 20 000 casques bleus en RDC, principalement dans l'est. Une partie d'entre eux combat aux côtés de l'armée congolaise. Mais il n'est pas rare qu'ils se tirent dessus ou qu'ils se gênent mutuellement. Une troisième force, qu'elle soit tanzanienne, angolaise ou sud-africaine, compliquerait un peu plus la coordination, souligne die tageszeitung.

Libyen Bengasi Anschlag auf US-Konsulat

Benghazi - Attaque du consulat américain

Fanatisme tous azimuts

Enfin après l'attaque du consulat américain à Benghazi, en Libye, un quotidien allemand commente ce qu'il appelle le jeu des fanatiques. C'est précisément à Benghazi, lit-on dans la Süddeutsche Zeitung, là où a débuté la résistance libyenne et où les insurgés, drapeaux américains en main, ont fêté la mort de Kadhafi que l'ambassadeur américain et trois de ses collaborateurs ont été tués. Mais la dimension de cet assassinat dépasse de loin la Libye. Cette fois-ci, note le journal, la provocation est venue d'extrêmistes américains, des fanatiques musulmans l'ont payée de retour de façon non moins radicale. Les extrêmistes ont en commun de provoquer les groupes modérés d'une société. Ils polarisent et attisent la peur et les préjugés. La haine engendre la haine. Fanatiques juifs, chrétiens ou musulmans - tous accomplissent la même oeuvre de destruction. On ne peut stopper les fanatiques, souligne le journal, mais il faut être conscient qu'on leur fait le plus grand plaisir en plaçant leur oeuvre au centre de la politique, que ce soit dans la campagne électorale américaine ou dans les rapports avec le nouveau gouvernement libyen.

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