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Vu d'Allemagne

L'UE repousse les négociations d'adhésion de la Croatie

Au cœur des commentaires de la presse allemande de ce matin : la décision prise hier par l’Union Européenne de reporter l’ouverture des négociations d’adhésion de la Croatie. Zagreb est accusé de n'avoir pas avoir pleinement coopéré avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, car le pays ne lui a pas remis le général en fuite Ante Gotovina, inculpé de crimes de guerre pour son rôle dans la guerre serbo-croate de 1991-1995. Les autorités croates assurent quant à elles ignorer où se trouve le militaire.

Affiche en Croatie représentant le criminel de guerre présumé Ante Gotovina

Affiche en Croatie représentant le criminel de guerre présumé Ante Gotovina

La Süddeutsche Zeitung approuve la décision de Bruxelles de reporter l’ouverture des négociations d’adhésion de la Croatie. Le signal donné par l’Union Européenne est d’importance, écrit le journal : un pays qui refuse de se confronter à son passé, un Etat qui cherche à se soustraire à l’autorité internationale et une société qui considère comme un héros un criminel de guerre, ne font pas partie de l’Europe. Car l’Union Européenne est plus qu’un simple marché économique, poursuit le quotidien de Munich. C’est une communauté de valeurs, et cela a rarement été exposé aussi clairement que dans le cas présent. Les Croates ne vont sans doute pas se réjouir de cette décision. Mais à long terme, le « non » de Bruxelles les aidera à débarrasser leur pays des fardeaux de l’Histoire.

Autre ton dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Sur le principe, c’est plutôt une bonne chose que l’Union Européenne s’en tienne à ses décisions et cherche à obtenir estime et crédibilité par une politique conséquente, écrit le quotidien de Francfort. Et pourtant il y a encore des doutes. L’année dernière encore, le procureur général du tribunal de La Haye, Carla del Ponte, n’avait rien trouvé à redire à la coopération de la Croatie. Le cabinet modéré du premier ministre Ivo Sanader a dès le début mis le cap sur Bruxelles, poursuit la FAZ, il a notamment fait en sorte que huit criminels de guerre présumés de Croatie et de Bosnie se retrouvent devant le tribunal de La Haye. Mais l’Union Européenne tient à tout faire dépendre du cas Gotovina, quitte à mettre en danger tous les efforts du gouvernement Sanader.

Pas de doute là-dessus, l’Union Européenne n’a pas le droit de renier ses principes en ce qui concerne les droits de l’Homme, écrit le Ostsee Zeitung. Et pourtant le « non « de Bruxelles va trop loin. Un pays entier est pris en otage, parce qu’un seul criminel de guerre présumé reste introuvable. Pour le journal de Rostock, la décision sévère de Bruxelles remet en question les difficiles réformes démocratiques et économiques d’un petit pays en pleine transition.

  • Date 17.03.2005
  • Auteur Aude Gensbittel
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