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Vu d'Allemagne

L'UE renforce sa défense commune

23 Etats membres de l’Union européenne ont signé lundi un document qui jette les bases de leur « Coopération structurée permanente » (ou PESCO). S’agit-il d’une réelle avancée en termes de défense commune ?

Belgien Treffen der EU Außen- und Verteidigungsminister (Reuters/E. Dunand)

Les ministres européens de la Défense et des Affaires étrangères se sont réunis lundi à Bruxelles

C’est une étape-clé dans l’histoire de l’Union européenne, écrit la Neue Osnabrücker Zeitung, qui estime qu’une coopération militaire renforcée est nécessaire et que ses avantages sont évidents. Y compris sur le plan stratégique car l’Europe devient ainsi plus indépendante vis-à-vis des Etats-Unis.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung est plus sceptique. On est encore loin d’une véritable alliance militaire, qui mènerait un jour à la création d’une armée européenne, affirme le quotidien. Ce qui a été créé, c’est une « Coopération structurée permanente » et le nom annonce bien la couleur du programme : peu concret sur le plan militaire et très prudent sur le plan politique.

Le Tagesspiegel souligne de son côté qu’il y a au sein de l’Union européenne des conceptions très différentes de ce que doit apporter une politique européenne commune en matière de sécurité. Alors que les pays baltes craignent surtout la menace que représente la Russie, les pays du sud de l’Europe donnent la priorité à la stabilité en Afrique du Nord, notamment pour contrôler la migration. Le journal estime que PESCO est une réponse intelligente à ce dilemme. Tous les Etats membres de l’UE ne sont pas obligés de participer. Et tous les pays signataires de PESCO ne sont pas obligés de participer à tous les projets. Les Etats membres ont donc la possibilité de négocier les priorités politiques en petits groupes, de projet en projet.

Changement climatique : le ton n'est pas le même à Bonn et à Berlin

COP23 Klimademo in Bonn- Globe (DW/J. Collins)

Des manifestants réclament à Bonn l'abandon de l'utilisation du charbon

Autre sujet qui intéresse les quotidiens : la politique climatique de l’Allemagne. En tant qu’hôte de la conférence mondiale sur le changement climatique à Bonn, l’Allemagne crie haut et fort qu’il est nécessaire d’adopter des mesures plus rapides et plus radicales pour enrayer le réchauffement climatique, écrit die tageszeitung. Mais au même moment, à Berlin, une partie des conservateurs et des libéraux s’opposent à ce qu’on engage de telles mesures en Allemagne. Certains conservateurs allemands persistent à croire que le charbon et la lutte contre le changement climatique sont compatibles. Mais pour le quotidien, c’est indisputable : sans abandon de l’utilisation du charbon – à court terme dans les pays industrialisés et plus tard dans le reste du monde -  les objectifs de l’accord de Paris ne pourront pas être atteints.

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