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Vu d'Allemagne

L'Otan ne peut plus reculer

La presse allemande suit toujours de près l'évolution de la crise libyenne. Les journaux se demandent si la décision d'intervenir militairement en Libye n'a pas été prise trop rapidement, sans en mesurer l'impact.

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A en croire la tageszeitung, il est évident que les chefs de file de l'alliance militaire occidentale - au premier rang desquels la France et le Royaume-Uni - ont sous-estimé la capacité de persévérance de Kadhafi et le soutien dont il bénéficie dans l'ouest du pays. Désormais, ce dernier leur fait payer le fait d'avoir dit haut et fort que sa chute était l'objectif de cette guerre.

NATO / Kampfjet / F-16

Les frappes aériennes de la coalition n'ont pas donné un avantage déterminant aux rebelles

La conséquence à tirer pour l'Otan, c'est de franchir une nouvelle étape et d'envoyer des troupes dans les zones de combat. Mais cette idée effraie même la France et le Royaume-Uni. Pour le quotidien, c'est clair : l'Otan s'est engagée à la légère dans une guerre qui menace de devenir longue et sanguinaire. Il est étonnant de constater à quel point l'on a peu appris des interventions en Afghanistan et en Irak.

Paris veut intensifier les attaques aériennes et, comme Londres et Rome, envoyer des conseillers militaires auprès des rebelles. Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, tout cela suit la logique de cette intervention. Et c'est aussi une question d'amour-propre : les puissances occidentales du Conseil de sécurité ne peuvent pas donner un mandat à une intervention militaire, appliquer ce mandat, pour ensuite laisser le dictateur maghrébin leur démontrer où sont leurs limites. Car une chose est claire : si Kadhafi devait reprendre le dessus militairement, la situation des populations civiles serait bientôt bien pire qu'avant le début de l'intervention. L'Otan souhaite-t-il vraiment laisser faire cela ? s'interroge la F.A.Z.

Libyen Misrata Brand Fabrik Aufstand

Les rebelles de Misrata appellent l'Otan à envoyer des troupes pour leur venir en aide

La communauté internationale fait des petits pas là où il faudrait des grandes solutions, observe de son côté la Süddeutsche Zeitung. Les gouvernements à Londres, à Paris et à Rome envoient des conseillers militaires, mais pour quelle armée? Le Qatar et Washington livrent des armes, mais personne ne sait entre quelles mains elles finiront. L'Otan bombarde et attend que d'autres se chargent de trouver des solutions.

Auteur : Sébastien Martineau
Edition : Sandrine Blanchard

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