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International

L'Otan donne des missiles à la Turquie

L’Otan a accédé à la demande de la Turquie et va déployer des missiles sol-air "Patriot" afin d’aider Ankara à se protéger d’éventuelles attaques syriennes. Le gouvernement turc se réjouit de cette décision.

Ankara se félicite d'avoir été entendu par l'Otan. Selon le gouvernement, c'est une décision importante, qui confirme la solidarité de l'Alliance atlantique dont la Turquie est membre depuis 1954. Le pays ne sait pas encore exactement combien de batteries de missiles seront déployées sur son sol : quatre ou cinq, qui seront envoyées par les Pays-Bas, l'Allemagne et les États-Unis. Tout cela d'ici quelques semaines.

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a promis au peuple turc de le défendre

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a promis au peuple turc de le défendre

Le gouvernement turc se veut rassurant

Après l'annonce de l'Otan, la Turquie a de nouveau tenté de rassurer la communauté internationale : elle ne cherche pas à attaquer la Syrie ; ces missiles "Patriot" n'ont pas vocation à le faire. Elle cherche à dissuader Damas de lancer des offensives dans sa direction. Ces derniers mois, plusieurs obus de mortiers sont tombés en Turquie, ils ont même fait 5 morts début octobre.

L'objectif affiché par Ankara est donc de se defendre de potentielles attaques syriennes, alors que les combats entre insurgés et soldats syriens se multiplient le long de la frontière. La Turquie s'inquiète notamment de la présence de 700 missiles et d'armes chimiques parmi l'arsenal syrien. Pas question non plus de se servir de ces missiles sol-air pour instaurer une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie. Cela a été confirmé par l'Otan mais aussi par le ministre turc des Affaires étrangères.

Les incidents se sont multipliés à la frontière entre la Turquie et la Syrie

Les incidents se sont multipliés à la frontière entre la Turquie et la Syrie

Craintes d'une internationalisation du conflit

Pour l'opposition turque, ces missiles sont une menace. Ils internationalisent le conflit et vont rendre la situation encore plus tendue avec Damas. La Turquie accueille déjà sur son sol 135.000 réfugiés et elle a pris fait et cause pour l'opposition.

Même position de la part de Moscou, qui est l'un des principaux alliés de la Syrie. Même si mardi le ministre russe des Affaires étrangères a adouci le ton. La Russie ne s'oppose pas à ce que la Turquie se défende, mais il ne faut pas exagérer la menace que représente Damas, a déclaré Sergueï Lavrov mardi.

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