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Afrique

L'opposition togolaise campe sur ses positions

Au Togo, l'opposition maintient sa mobilisation et dépit des concessions récentes annoncées par le pouvoir. Elle appelle de nouveau ses supporters à descendre dans les rues de Lomé et dans 10 autres villes du pays.

Malgrés le geste d’apaisement lancé par le gouvernement,  l’opposition ne croit pas en la sincérité des autorités Togolaises.

Comme s’en fait l’écho le président du PNP, le Parti National Panafricain, à l’origine de la mémorable mobilisation populaire du 18 août dernier au Togo et à l’étranger Tikpi Salifou Atchadam."Nous continuerons jusqu’à ce que nous arrivions à notre objectif : la constitution de 1992, l’effectivité du droit de vote de la diaspora ou alors, il quitte tout simplement le pouvoir. En 2005, l’Assemblée nationale RPT (ndlr le parti au pouvoir à l’époque) a eu seulement besoin d’une nuit. Au cours de cette nuit, Faure Gnassingbé  n’était pas membre de l’Assemblée nationale. La même nuit, il est devenu président de l’Assemblée nationale, la même nuit, il est devenu président de la République du Togo. Pourquoi, ils ne le font pas en ce moment? Et puis, il ne faut pas attendre que tous les Togolais soient dehors avant d’annoncer le réaménagement de la Constitution. Nous n’y croyons pas. Ils veulent juste gagner du temps. “


L’adoption de ce projet de loi  de "modification constitutionnelle", est un signe de bonne foi du président  Faure Gnassingbé, répond Gilbert Bawara, ministre de la Fonction Publique, du travail et de la réforme administrative.

"Cela dénote son souci de préserver les conditions d’apaisement, de sécurité, d’éviter que notre pays ne soit fragilisé par des querelles et des divisions qui n’ont pas lieu d’être. Voilà l’essence de l’initiative extrêmement importante que le Président de la république a prise et qui témoigne d’une volonté d’ouverture, d’une volonté d’apaisement. Nous espérons que cette importante initiative va contribuer á apaiser et à  calmer les esprits, afin que dans le cadre d’un débat démocratique à l’Assemblée nationale, que les partis politiques qui sont concernés puissent œuvrer dans le sens de la recherche d’un compromis, d’un consensus pour régler définitivement la question des reformes qui cristallisent  l’attention des Togolais depuis quelques temps.“

Pour sa part,  Hounaké  Kossivi, professeur de droit à l’Université de Lomé estime que  les modifications envisagées par le pouvoir auraient pu prendre en compte d’autres aspects de la vie politique et sociale."Les vœux des populations ne s’arrêtent pas seulement aux mandats et aux modes de scrutin. Donc, selon moi, on aurait pu aller plus loin en prenant en compte  les aspirations des populations qui ne sont  pas seulement limitées à la question d’éligibilité ou de mandat du chef de l’Etat.“


Rappelons  que  la limitation des mandats, le mode de scrutin  et la question du contentieux autour du code électoral ont été l’une des principales recommandations de l’Accord politique global signé en 2006, sous les auspices de l’ancien président Burkinabé, Blaise Compaoré.

 C’est en 2002  que  la Constitution togolaise adoptée en 1992  limitant le nombre de mandat présidentiel a été modifiée par  l’ancien président, Gnassingbé Eyadéma. Depuis, l’opposition milite pour le rétablissement des dispositions de la Constitution de 1992 qui limite le nombre de mandats à deux.


 

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