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International

L'opposition pakistanaise dans la rue

Ce jeudi, le Pakistan fête son indépendance. A Islamabad, la capitale, on se prépare à des manifestations contre le pouvoir en place. Près de 20 000 policiers ont été mobilisés et quadrillent la ville.

Mercredi, la Haute Cour de justice du pays a interdit les rassemblements affirmant que les opposants Imran Khan et Tahir ul-Qadri n'avaient pas demandé et donc pas reçu d'autorisation pour manifester.

Mercredi, la Haute Cour de justice du pays a interdit les rassemblements affirmant que les opposants Imran Khan et Tahir ul-Qadri n'avaient pas demandé et donc pas reçu d'autorisation pour manifester.

Selon l'opposant Imran Khan, ex-gloire du cricket reconverti dans la politique, la manifestation vise à établir une "vraie indépendance" au Pakistan car selon lui, le pays est encore dirigé par une aristocratie féodale. Imran Khan est à la tête du parti de la Justice qui avait terminé en troisième position lors des législatives de 2013. Il est soutenu par Tahir ul-Qadri, un chef religieux pakistano-canadien, à la tête du Mouvement du peuple du Pakistan. Il avait, lui, boycotté les élections, craignant des fraudes.

Le scrutin de 2013 a été remporté par l'actuel Premier ministre, Nawaz Sharif malgré des dénonciations d'irrégularités massives. Pour Imran Khan, rien ne pourra annuler les manifestations programmées aujourd'hui : « L'imposition de la loi martiale n'est pas de solution aux problèmes du pays. »

Pakistan Massenproteste gegen Sharif-Regierung 14.08.2014

Parmi les raisons de la colère des Pakistanais : la corruption qui gangrène le pays.

Corruption et frustrations

Pour l'expert pakistanais en sécurité, Hasan Askari Rizvi, les protestations du jour pourraient avoir un grand impact sur le pouvoir du Premier ministre Nawaz Sharif : L'épicentre des manifestations anti-gouvernementales est la province du Pendjab, qui est généralement considéré comme une base de pouvoir de Sharif. Et le fait que la colère des populations parte de là devrait donner à réfléchir aux autorités. »

Parmi les raisons de la colère des Pakistanais : la corruption qui gangrène le pays. Dans l'espoir de résoudre la crise, le Premier ministre s'est de son côté engagé à établir une commission indépendante formée de juges de la Cour suprême, pour enquêter sur les allégations de fraudes dénoncées par l'opposition. Pour le moment cependant, Imran Khan et Tahir ul-Qadri ont rejeté sa proposition.

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