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Afrique

L’opposition muselée en Ouganda

L’opposant Kizza Besigye est accusé d’avoir organisé une manifestation non-autorisée. Le maire de la capitale, Eric Lukwago, très critique avec le pouvoir, affirme quant à lui avoir été maltraité par la police.

Tout est parti d’une manifestation des partisans du maire de la capitale Eric Lukwago, membre de l’opposition qui fait face à la justice pour répondre de plusieurs charges dont des accusations d’abus de pouvoir. La police a alors bouclé le secteur de la manifestation et a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Selon le porte-parole de la police, Kizza Besigye a été arrêté alors qu’il essayait d’inciter la foule à la violence. La police aurait été alertée par les services de renseignements sur un projet des opposants visant à semer le désordre dans la capitale pendant cette manifestation non-autorisée.

Mais le numéro deux du parti de l’opposant, qui était présent au moment de l’arrestation, parle d’un regroupement spontané de personnes fatiguées par la dictature du président, Yoweri Musseveni. Pour lui, Kizza Besigye ne se trouvait là que par hasard.

Des mouvements de droits de l'homme dénoncent une gestion dictatoriale du pouvoir...

Uganda's President Yoweri Museveni speaks during a press conference at his country home in Rwakitura, about 210 kilometres from the capital Kampala, on September 24, 2012. Museveni said he sent a team of legislators to the United Nations' headquarters in New York City to lobby for financial assistance for the neutral force that is to be based in the Democratic Republic of Congo to stabilize the country following unrest due to M23 rebels intending to oust the incumbent president Joseph Kabila. AFP PHOTO/ ISAAC KASAMANI (Photo credit should read ISAAC KASAMANI/AFP/GettyImages)

Le président, Yoweri Museveni

L'arrestation du leader de l'opposition intervient dans un climat politique et social tendu dans le pays. L'opposition accuse le pouvoir de Musseveni de se radicaliser dans la dictature. En mai dernier, des associations de journalistes avaient protesté contre la fermeture par le gouvernement de plusieurs journaux et stations radios. Ces journaux dénonçaient un supposé complot visant à éliminer certaines personnes susceptibles d'empêcher le président Yoweri Museveni d'installer l'un de ses fils au pouvoir.

Le mandat actuel du président prendra fin en 2016 et de nombreux analystes estiment que la succession serait déjà en train de se préparer autour du Lieutenant- Colonel Kainerugaba Muhoozi, fils de Musseveni et patron de la garde présidentielle.

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