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Vu d'Allemagne

L'opposition en Turquie réclame "justice"

Les journaux allemands reviennent sur les violences ayant émaillées le G20 à Hambourg et l’opposition en Turquie qui dénonce une dérive autoritaire du chef de l'Etat depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016.

Trop faible pour tenir face à Erdogan, trop divisé, découragé… Que n’a-t-on pas dit au sujet de l’opposition turque? Selon Der Spiegel, il est vrai que le succès du président turc Recep Tayyip Erdogan et de son Parti de la justice et du développement (AKP) est dû en partie à la faiblesse de ses adversaires. 

Mais Kemal Kiliçdaroglu, chef du Parti républicain du peuple (CHP), et ses partisans ont créé la surprise avec leur "marche pour la justice". Une marche de 25 jours sur 450 kilomètres entre Ankara et Istanbul, sans insigne partisan et avec "Justice" comme seul mot d'ordre. Une marche poursuit le journal qui s'est achevée dimanche par un rassemblement de plusieurs centaines de milliers de personnes. Depuis près de 15 ans que Erdogan domine la politique turque, l’opposition à démontré ainsi qu’une autre Turquie est possible, écrit le journal. 

Die Zeit rappelle pour sa part qu’il s’agit là du plus grand rassemblement de l'opposition depuis les manifestations du parc Gezi en 2013. "Nous voulons la justice": en clamant haut et fort son souhait, l'opposition, jusqu'à présent fragmentée entre sociaux-démocrates, islamistes, partisans de la laïcité, gauchistes, nationalistes kurdes et turc, a montré selon Der Spiegel que ces groupes peuvent se réunir derrière des préoccupations politiques concrètes. Un thème de la campagne pour les prochaines élections est d’ailleurs déjà lancé: la justice.

Pour Die Tageszeitung personne ne sait aujourd'hui comment le rassemblement se fera concrètement dans les mois et années à venir. Une seule chose est déjà claire: Kemal Kiliçdaroglu, le président si peu visible jusqu’à présent du CHP, a fait preuve de courage. Cela ne mettra pas immédiatement en difficulté le président turc et son gouvernement, mais jette des doutes sur la durée de son règne.

Les "perturbateurs" du G20 recherchés 

La rencontre a été perturbée par des violences. Le ministre allemand de l'Intérieur a d’ailleurs condamné lundi "l'incroyable brutalité" des débordements et pointé du doigt ceux qu'il appelle "les touristes de la violence". Selon lui "des centaines" de personnes sont venues d'autres pays d'Europe en Allemagne dans le but de participer aux incidents. 

La police a annoncé avoir interpellé 186 personnes et lancé un appel à témoin pour identifier d’éventuels casseurs. Un exercice auquel s’est essayé également le journal Bild en publiant des photos de hooligans. "Recherché - reconnaissez vous ce criminel du G20?" - sous ce titre l'article publié par le journal montre des photos de 18 personnes apparemment impliquées dans des émeutes et des pillages. 

Sur les 20.000 policiers déployés on estime à près de 500 le nombre de membres des forces de sécurité blessés lors d'affrontements avec les manifestants. Le nombre de manifestants blessés par les ripostes policières n'est pas connu avec précision. Plusieurs voitures ont été incendiées et des magasins pillés. La Süddeutsche Zeitung se demande pour sa part qui va régler la facture.
 

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