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Afrique

L'opérationnalisation de la force du G5 Sahel

De grandes ambitions pour une force encore en gestation: les pays du G5 Sahel ont annoncé l'opérationnalisation de leur force conjointe pour d'ici la fin 2017. Mais cela est-il réalisable ? Quelles sont les contraintes ?

Écouter l'audio 02:32

À quand l'opérationnalisation de la force du G5 Sahel?

Face à des groupes terroristes armés et mobiles, cinq Etats de la région du Sahel organisent une chaîne de solidarité appuyée par l'Union européenne. C'est le G5 Sahel qui vient d'enregistrer une offre d'aide de 50 millions d'euros de la part de l'UE. Une bonne nouvelle pour les Etats concernés qui ambitionnent de mettre en place une force commune et la rendre opérationnelle d'ici la fin de cette année. Pourtant des questions demeurent.

Combien de soldats chaque pays entend-il mobiliser et avec quels matériels? Quel sera le mandat exact de cette force que les Etats du G5 Sahel veulent doter de 10 000 hommes? Autant de questions en suspens. Pourtant, les ambitions sont grandes. Nicolas Desgrais, chercheur et spécialiste de la région du Sahel:

"Le G5 Sahel a deux périmètres prioritaires à savoir la lutte contre le terrorisme et aussi le développement dans l'ensemble de la région sahélienne. Le G5 Sahel a annoncé la création d'une force conjointe qui a reçu l'aval de l'Union africaine au mois d'avril dernier mais qui n'a pas encore eu l'aval du Conseil de sécurité des Nations unies. Donc cette force est encore en cours de finalisation. Effectivement beaucoup de questions portent sur l'opérationnalisation de cette force du G5. Maintenant ce qu'il faut bien concevoir c'est qu'il ne s'agit pas forcément d'une force qui agira uniquement sur une zone précise à savoir le Nord Mali mais bien sur des espaces frontaliers très divers qui peuvent être résumés en trois zones prioritaires à savoir la frontière entre la Mauritanie et le Mali, ensuite la zone dite des trois frontières entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso et ensuite une troisième zone qui sera entre le Niger et le Tchad."

La plupart des armées du Sahel à l'instar des autres pays du continent sont exposées à des problèmes de matériel criants: besoin de véhicules légers, d'hélicoptères, d'avions, de centres d'entraînement adaptés ainsi que de forces spéciales, dans des casernes mieux protégées. Actuellement, ces pays dépendent de l'Union européenne et notamment de la France dont la force Barkhane qui met à leur disposition des drones et des avions de reconnaissance. Ahmedou Ould Abdallah, patron du centre de stratégie et de sécurité pour le Sahel et le Sahara:

"Je pense qu'il y a des armées opérationnelles qui sont sur le terrain et qui ont une expérience. Si on commence par elles, ça peut faire l'affaire. Deuxièmement, la grande faiblesse de nos armées c'est la logistique. La plupart de nos armées n'ont pas une logistique soutenue sur plus de cent kilomètres. Donc il faut bien un appui extérieur. Et ce n'est pas gênant! Je ne pense pas que ce soit honteux ou gênant."

Outre l'Union européenne et des pays comme la France et l'Allemagne qui apportent des aides bilatérales, le G5 Sahel s'appuie sur les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite. C'est d'ailleurs à Riyad que les chefs d'Etat du G5 Sahel ont annoncé il y a quelques semaines leur décision de porter l'effectif de leur force conjointe de 5.000 à 10.000 hommes.

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