1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

L'ONU dénonce la souffrance des migrants détenus en Libye

L'ONU juge "inhumaine" la coopération Union européenne-Libye concernant les migrants. C’est ce qu'a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

Selon le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, la communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs endurées par les migrants en Libye.

La souffrance des migrants détenus en Libye est un "outrage" à la conscience de l'humanité. Car les interventions de l'Union européenne n'auraientt jusqu'à présent pas réussi à réduire le nombre d'abus subis par les migrants.

Cette déclaration fait suite à une mission des observateurs des droits de l'homme qui s'est rendue du 1er au 6 novembre à Tripoli pour visiter des centres de détention libyens.

Les observateurs choqués

D'après les chiffres du Département libyen de lutte contre la migration illégale, cités par l'ONU, 19.900 personnes se trouvaient encore dans des centres début novembre, contre environ 7.000 à la mi-septembre.

Les observateurs de l'ONU ont été choqués par ce qu'ils y ont vu : des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants émaciés et traumatisés, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars. Hommes, femmes et enfants détenus dans ces centres ont raconté à l'ONU avoir été battus par les gardes.

Les femmes sont violées par les trafiquants d'êtres humains, mais aussi par les gardes des centres officiels de détention.

Selon les derniers chiffres de l'Organisation internationale pour les migrations publiés mardi, environ 157.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe par la mer depuis le 1er janvier, contre quelque 341.000 durant la même période en 2016, dont 75% en Italie.

Près de 3.000 sont morts en tentant la traversée.

La priorité : sauver des vies

En réponse, un porte-parole de la commission de l’Union européenne rappelle que son organisation travaille "en collaboration" avec la communauté internationale. Car la priorité de l’Union européenne a toujours été "de sauver des vies".

Bruxelles en profite au passage pour rappeler qu'elle finance par exemple l’OIM, l’Unicef et le Haut-commissariat aux réfugiés qui travaillent en Libye.

Surtout l'exécutif européen admet que les centres de détention en Libye doivent être "fermés" et remplacés par des établissements respectant les standards internationaux.

Mais droit dans ses bottes, la Commission continue de défendre sa politique de formation des garde-côtes libyens, en affirmant que la plupart des morts par noyade ont toujours lieu dans les eaux territoriales libyennes.

Mercredi (15 novembre), le représentant de l'Union européenne à Genève doit rencontrer le cabinet du Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme pour "clarifier" la position de Bruxelles et "soutenir la forte coopération" avec l'ONU en Libye.

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !