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Vu d'Allemagne

Liu Xiaobo agonise en direct

Egalement dans cette revue de la presse allemande : la polémique autour de la rencontre entre Donald Trump Jr. et une avocate russe durant la campagne américaine et l'harmonie entre CDU et CSU.

Liu Xiaobo, citoyen chinois Prix Nobel de la Paix en 2010, se meurt. Le militant des droits de l'Homme est atteint d'un cancer du foie en phase terminale. Et l'évolution de sa maladie devient un sujet politique. La Frankfurter Allgemeine Zeitung montre sur son site une allocution du porte-parole du gouvernement allemand qui fait part de sa préoccupation. L'Allemagne avait réclamé, en vain, que Liu Xiaobo obtienne le droit de sortir de Chine pour être soigné en Europe, ce que les autorités de Pékin refusent, arguant de sa condamnation en 2009 à 11 ans de prison.

China Liu Xiaobo (picture alliance/AP Photo/A.Wong)

Pourquoi la Chine refuse-t-elle de permettre à Liu Xiaobo d'être soigné en Allemagne?

Une vidéo postée sur Internet montre le Prix Nobel de la Paix 2010 sur son lit d'hôpital, entouré de blouses blanches, parmi lesquelles un médecin allemand et un Américain qui ont été autorisés à l'examiner. La Süddeutsche Zeitung s'indigne de la mise en scène des autorités chinoises qui narguent le monde médical en postant chaque jour sur internet des bulletins de santé très froids qui décrivent l'agonie du patient, en direct, à petit feu.


Tel père...


D'abord l'affaire qui implique le fils du président américain : Donald Trump Jr. aurait rencontré une avocate russe durant la campagne présidentielle américaine de 2016, pour obtenir des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Junior met Senior sous pression”, résume die tageszeitung. Sous ce titre, un récit, par la correspondante du journal à New York, des rebondissements de ce feuilleton. Le fils du président américain est en effet revenu sur sa première version des faits et a admis que les discussions avec l'avocate russe étaient destinées à récolter des informations sur Hillary Clinton, alors concurrente de son père dans la couse à la Maison Blanche.

Mais quoiqu'il arrive, la taz souligne la popularité inébranlable de Donald Trump (Senior) auprès de son électorat. Lui-même avait affirmé laconiquement «  je pourrais assassiner quelqu'un en pleine 5e Avenue, je ne perdrais aucun de mes électeurs ». Et il a raison, écrit la taz. Toutes les révélations des médias, les enquêtes du FBI sur ses liens avec le régime Poutine, ses partisans les considèrent comme de simples tentatives de déstabilisation. Comme s'ils ne se rendaient pas compte, s'étonne la taz, que leur président ne met en œuvre aucune des réformes qu'il a promises.

La Süddeutsche Zeitung publie une photo de Donald Trump Jr., vraisemblablement prise dans un ascenseur de luxe, où on voit le fils du président debout, droit dans ses bottes, sous le titre : « Taire, démentir, minimiser ». Trois verbes qui selon le quotidien résument la stratégie de défense du fils de Donald Trump.

 

CDU et CSU en harmonie avant les législatives?
 

La Süddeutsche Zeitung publie par ailleurs une caricature qui mêle deux thèmes d'actualité. Le « black bloc » responsable de violences en marge du G20 et le congrès de la CSU, le parti social-démocrate allié de la CDU d'Angela Merkel.

Sur le dessin, on voit la chancelière faire la grimace en passant en revue les responsables de la CSU en rangs serrés et affublés de l'équipement sombre de la police anti-émeutes. Sur leurs boucliers, on peut lire « sécurité intérieure ».

Auftakt Klausur CSU-Landesgruppe Angela Merkel (picture alliance/dpa/N.Armer)

Angela Merkel fait corps avec ses alliés de la CSU bavaroise

Le « black bloc » en légende, le « bloc noir donc », fait à la fois référence, vous le disiez, aux autonomes qui ont participé aux débordements anti-G20 de Hambourg mais aussi à la couleur noire, traditionnelle du camp conservateur en Allemagne, celle de la CDU-CSU. A deux mois des législatives, la chancelière a en effet réussi à faire taire les divergences avec la CSU, plus conservatrice.

Les violences à Hambourg leur ont même permis de faire bloc contre une certaine gauche accusée de vouloir semer le chaos. Or, comme le rappelle la SZ, dans le camp conservateur, ce n'est pas la base qui élabore le programme électoral mais les cadres des partis. Ceux que l'on voit au garde-à-vous devant Angela Merkel sur la caricature.

 

 

 

 

 

 

 

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