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Vu d'Allemagne

L'Italie divisée

Les élections législatives italiennes ont tenu en haleine, hier, les partisans des camps Prodi et Berlusconi. 28 heures de suspens jusqu’aux résultats officiels, qui ont confirmé la victoire de justesse de l’Union de la Gauche menée par Romano Prodi, avec deux sièges d’avance seulement au Sénat, contre la droite dirigée par Silvio Berlusconi. Même si l’objectif est atteint : détrôner le populiste Berlusconi, c’est tout de même une victoire fragile pour la gauche, qui fait craindre aux observateurs une période d’instabilité politique en Italie. D’autant plus que le perdant Silvio Berlusconi n’a pas dit son dernier mot... La presse allemande revient ce matin largement sur le feuilleton italien.

Romano Prodi sort victorieux du scrutin législatif, mais son avance lui suffira-t-elle à gouverner?

Romano Prodi sort victorieux du scrutin législatif, mais son avance lui suffira-t-elle à gouverner?

Un cauchemar, analyse la Frankfurter Rundschau. Le résultat des élections italiennes révèle un pays profondément divisé, aussi bien géographiquement que politiquement. Alors que l’Italie a besoin de réformes structurelles profondes, les années Berlusconi ont été des années perdues, déplore le journal, des années où le chef du gouvernement a passé plus de temps à régler ses problèmes personnels avec la justice et à étendre son empire médiatique.

Die Welt est plus modérée. Berlusconi laisse à l’Italie un cadeau : celui d’avoir connu sous son règne la période politique la plus stable depuis la seconde guerre mondiale. Et rien que ça, c’est déjà une révolution culturelle pour le pays. Le chef de la droite italienne a géré la république comme une entreprise, mais malgré toutes les craintes, il n’a pas transformé la «Res publica » en produit de consommation, estime le journal.

Sur sa caricature, la Süddeutsche Zeitung montre un Berlusconi en empereur romain, assis dans son palais dont les piliers sont en train de s’écrouler. Romano Prodi a finalement réussi à détrôner le télécrate Berlusconi, constate le journal. Même dans une démocratie télévisuelle, le contenu peut gagner sur la forme. C’est une bonne nouvelle qui nous vient d’Italie. La mauvaise ? Un Italien sur deux a voté pour un homme qui serait inéligible dans une autre démocratie, et ce pas seulement à cause d’un bilan gouvernemental désastreux.

Pour la Tageszeitung, Berlusconi a été détrôné mais son mythe reste entier. Au lieu d’être terrassé par son adversaire, il a transformé la campagne électorale en un nouveau chapitre de l’épopée « Silvio contre le danger rouge ». La différence ridicule par rapport à son score de 2001 – 0,2% seulement – montre que rien n’a changé du côté de la droite italienne. A gauche en revanche, on peut parler d’un résultat véritablement historique, malgré l’écart très faible. Reste que l’union de la gauche italienne est fragile, et que Romano Prodi va avoir besoin de bons arguments pour empêcher les petits partis de jouer au combat des chefs. Le meilleur d’entre eux est certainement qu’une défaite de la gauche signifierait un retour illico de la droite au pouvoir.

  • Date 12.04.2006
  • Auteur Anne Le Touzé
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