L′Iran sous embargo pétrolier européen | International | DW | 02.07.2012
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International

L'Iran sous embargo pétrolier européen

Au lendemain de l’entrée en vigueur de l’embargo européen contre son pétrole, Téhéran vient de signer un accord avec Nairobi. Un accord qui vient à point nommé pour l’Iran.

Le Kenya s’engage à acheter quatre millions de tonnes de pétrole par an à l'Iran. Le pays ne dispose en effet que d'une seule raffinerie, et elle ne pourrait traiter que 1,6 million de tonnes de brut par an. Grâce à cet accord avec le Kenya, l’Iran pourrait exporter 80.000 barils de pétrole par jour supplémentaires.

Chute de 40% des revenus pétroliers iraniens

L'accord avec le Kenya est une petite bouffée d’air pour ce pays, troisième exportateur mondial de pétrole, qui selon l’Agence internationale de l’énergie a vu la moitié de ses revenus chuter de 40% cette année. À l’origine de cette chute vertigineuse : les menaces de sanctions américaines et européennes liées aux soupçons sur le programme nucléaire de l’Iran.

Iran Wirtschaft Geld

L'or noir, une affaire de gros sous

Ces menaces se sont concrétisées cette semaine en provenance d’Europe. Plus une goutte de pétrole iranien n'arrive légalement dans l'Union européenne depuis le 1er juillet. En prenant cette décision que les États-Unis d’Amerique ont appréciée, les Européens renoncent à 600.000 barils par jour de brut iranien mais ils ont pris des dispositions pour ne pas souffrir de pénurie ni provoquer une flambée des cours.

Approvisionnement alternatif

Les importateurs européens ont eu cinq mois pour trouver des approvisionnements alternatifs, l’embargo ayant été décidé en janvier par les Vingt-Sept, afin de pousser Téhéran à suspendre son programme nucléaire controversé. Un programme nucléaire qui dérange non seulement les Occidentaux, mais aussi les voisins de l’Iran, dont l'Arabie Saoudite. Aidé par l'Irak et la Libye, le royaume saoudien s'est dépêché de mobiliser ses vastes capacités de production.

Outre la perte du débouché européen, qui absorbait un cinquième de ses ventes, Téhéran doit également faire face à l'interdiction faite désormais aux compagnies d'assurances occidentales de couvrir ses tankers. Conséquence, Téhéran peine désormais à acheminer son pétrole vers les pays importateurs. Un véritable coup dur pour l’Iran qui tire des hydrocarbures 80 % de ses revenus à l'exportation et les deux tiers de ses revenus fiscaux.

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