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Afrique

Linda Masarira face à la justice

Grande figure de la contestation au Zimbabwe, Linda Masarira a été arrêtée pour port illégal d'arme à feu. Le sort de la défenseuse des droits de l'homme suscite une vive émotion dans le pays et même au-delà.

Écouter l'audio 02:09

Linda Masarira troublerait-elle le sommeil de Robert Mugabe ?

Quand nous avons contacté au téléphone Obey Shava, l'avocat de Linda Masarira et de ses deux autres camarades, il essayait de rassembler 200 dollars, caution exigée ce vendredi par la justice pour accorder une liberté provisoire en attendant le début du procès le 20 juin prochain. "Au départ il s'agissait de détention illégale d'arme ce que Linda Masarira a nié car l'arme en question appartient à un tiers qui l'a d'ailleurs confirmé. Alors ils ont changé l'accusation en parlant d'agression. Linda Masarira aurait donc agressé quelqu'un dans un restaurant. Ce qu'elle nie également."

Une manoeuvre du pouvoir?

Pourtant l'avocat préfère ne pas interpréter tout ceci comme un acharnement. Car au Zimbabwe, Linda Masarira est connue pour son courage. Plusieurs fois arrêtée et battue par la police lors de manifestations contre la corruption et la mauvaise gouvernance, elle a toujours indiqué vouloir continuer dans son combat.

Face au sort qui lui est fait depuis mercredi, avec ses deux camarades arrêtés au même moment qu'elle, une solidarité se met en place. Des activistes et défenseurs des droits de l'homme sur le continent appellent à la fin de la répression. Joseph Bikanda est le coordonnateur du réseau panafricain des défenseurs des droits de l'homme :

Mobilisation de la société civile

"Nous avons des stratégies (...) tout d'abord on a des conseils sur place, des avocats qui seront autour d'elle, qui l'assistent d'ailleurs déjà.  Et nous avons notre coalition qui est présente à Harare au Zimbabwe pour dire que c'est un acharnement. Tout d'abord Linda a connu des difficultés avec le système judiciaire et puis les autorités zimbabwéennes de par sa position, son activisme et puis son opposition farouche à la politique que mène le régime en place.

Là où l'opposition est à la peine, la jeune activiste de 34 ans, veuve et mère de cinq enfants croit pouvoir gagner. Elle accuse le régime zimbabwéen d'avoir mis le pays à genou économiquement et a déjà prononcé le verdict : le président Robert Mugabe doit dégager.

 

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