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Vu d'Allemagne

L'inévitable Donald Trump

Les journaux allemands commentent largement le projet de réforme fiscale promis par Donald Trump. Certains saluent un exemple à suivre, d'autres un fardeau pour les générations futures.

"Trump, un exemple à suivre". Voilà le genre de titre plutôt rare dans les journaux allemands. Et pourtant, c’est bien par ces mots que la Frankfurter Allgemeine Zeitung salue la grande réforme fiscale annoncée par le patron de la Maison Blanche.

Parmi les propositions choc, Donald Trump veut notamment baisser les impôts des entreprises de 35 à 15%. "Une ambition extraordinaire qui a la capacité à améliorer considérablement l’attractivité des investissements aux Etats-Unis", estime le journal conservateur. Car "pendant des années, les entreprises américaines ont dépensé leur énergie à placer leurs gains dans des pays moins taxés".

Que les impôts américains soient comparativement à d’autres pays très élevés, la Süddeutsche Zeitung le reconnaît également. Mais qui va payer pour cette réforme, pour compenser ces allègements ? Le futur devra s’en charger, nous explique le quotidien de Munich. Ce constat est partagé par le journal économique Handelsblatt. Il n’a fallu qu’une feuille A4 au "Roi de la dette" pour présenter la fameuse plus grande réforme fiscale de l’histoire. "Cela à l’air sympatique comme ça, mais démontre aussi qu’il manque un concept clair pour financer la générosité".

La Süddeutsche Zeitung enfin, note que ce qui intéresse finalement le plus les Allemands - champions des exportations - est ce qui n’est pas inscrit dans la réforme, à savoir de nouveaux droits de douane sur les produits étrangers pourtant promis par Trump.

"L’effet d’un bonbon, sucré et kitsch"

Un journal allemand a néanmoins choisi de ne pas du tout parler de cette réforme. Et c’est peut-être tant mieux, puisque cela laisse la place à die tageszeitung pour vous proposer ce jeudi une interview de l’auteur franco-américain Jonathan Littel. Il est question de son film documentaire "Wrong elements", qui dresse le portrait de trois anciens enfants soldats de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda.

Jonathan Littel explique sa fascination pour les bourreaux. "Leur psychologie est beaucoup plus complexe, il est beaucoup plus difficile de les comprendre", alors que "d’une certaine manière vous ne pouvez rien apprendre des victimes. On peut simplement les aider".

Jonathan Littel en profite pour critiquer la qualité du cinéma occidental réalisé en Afrique. "Le problème, c’est que beaucoup d’Occidentaux arrivent en Afrique avec des bons sentiments. Et leurs films finissent par produire l’effet d’un bonbon, sucré et kitsch".

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