Libye : la communauté internationale divisée | International | DW | 20.03.2011
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International

Libye : la communauté internationale divisée

Les Etats participant au bombardement de la Libye s'efforcent d'expliquer leur choix. Tandis que Pékin et Moscou regrettent cette intervention militaire. Le comité de l'Union africaine appelle à la fin des combats.

Le président français Nicolas Sarkozy a organisé un sommet de crise samedi à Paris.

Le président français Nicolas Sarkozy a organisé un sommet de crise samedi à Paris.

La Chine a regretté les bombardements, sans toutefois les condamner : c'est ce qu'a annoncé le ministère chinois des Affaires étrangères qui a répété son opposition à l'usage de la force dans les relations internationales. Moscou a éprouvé les mêmes regrets. La Chine et la Russie se sont abstenus – tout comme l'Allemagne – lors du vote jeudi de la résolution 1973 autorisant l'usage de la force pour instaurer une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Du côté des réactions négatives, sans surprise, le président vénézuélien Hugo Chavez s’est joint au rang des esprits critiques, fidèle à son habitude de critiquer systématiquement l'action des occidentaux. Plus inattendue et intéressante : le comité de l'Union africaine a appelé à « la cessation immédiate de hostilités » et regretté de ne pouvoir se rendre dimanche en Libye comme il l'avait annoncé.

Les marines américaines et britanniques ont lancé une centaine de missiles Tomahawks sur des cibles libyennes.

Les marines américaines et britanniques ont lancé une centaine de missiles Tomahawks sur des cibles libyennes.

Pas de pitié

Les trois leaders de l’action militaire en couts que sont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne doivent expliquer à leur opinion publique pourquoi ils ont choisi l'option militaire. L'exercice est délicat pour le président américain Barack Obama qui n’était pas favorable à une intervention militaire. Mais il s'y est résolu pour ne pas se dérober à ses responsabilités : « Je suis pleinement conscient des risques d'une action militaire », a-t-il déclaré samedi. « Je veux que le peuple américain sache que l'usage de la force n'est pas notre premier choix et ce n'est pas un choix que j'ai fait à la légère. Mais nous ne pouvons pas rester sans réagir quand un tyran dit à son peuple qu'il n'y aura pas de pitié. »

Le président américain doit en effet composer avec une opinion publique lassée par la guerre. Le rôle de David Cameron en Grande-Bretagne et Nicolas Sarkozy en France est semble-t-il plus facile car les opinions publiques sont en faveur de cette intervention et si le président français est soupçonné de vouloir se refaire une santé politique avec cette crise internationale, il semble que le temps des polémiques ne soit pas venu. Du moins tant que des pilotes français risquent leur vie dans le ciel libyen.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Cécile Leclerc

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