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Afrique

Libye : envol de la production pétrolière dans un contexte sécuritaire fragile

L'exploitation de l'or noir en Libye a augmenté ces dernières semaines, passant de 250 000 barils par jour à plus de 700 000 actuellement. Mais la sécurité demeure le plus grand défi.

Écouter l'audio 02:16

"Nous menons des patrouilles autour des champs pétroliers" (Général Hamouda)

Le terminal d’as-Sidra reprend vie. Le plus grand terminal pétrolier du pays reçoit à l’heure actuelle 80 000 barils par jour contre zéro il y a encore quelques mois. Mais les employés de Wafa Oil, qui gère le lieu, doivent faire face à plusieurs défis. En décembre 2014, Fajr Libya, la coalition de brigades de l’ouest libyen, a tenté de reprendre le site. Les combats ont mis le feu à plusieurs citernes. Ibrahim Malhouf, superviseur du site, explique : "Nous essayons d'en réparer quelques unes, trois ou quatre. Normalement, dans deux mois, nous pourrons les remettre en service."

Sept citernes sont totalement détruites et limitent donc les capacités de stockage. La production est elle aussi touchée: trois champs sont totalement à l’arrêt. En 2015, ils ont été attaqués et saccagés par le groupe Etat islamique. Jalu, Mabrouk et Dahra sont aujourd’hui abandonnés, comme l’explique le général Mohamed Hamouda, chargé de la sécurité de la zone:"Nous ne restons pas là-bas de façon continue parce que c’est un espace immense au milieu du désert. Mais nous envoyons des patrouilles dans cette zone, donc nous pouvons garantir que personne n’utilise ces champs pétroliers et ne porte atteinte à leur sécurité."

 

Un défi sécuritaire énorme 

La sécurité est un gros souci dans cette région désertique qui sert de frontière entre les forces de l’est et celles de l’ouest libyen.

Libyen Zueitina Ölterminal Khalifa Haftar Miliz (Reuters/E. Omran Al-Fetori)

La reprise du bassin de Syrte par le général Khalifa Haftar ont permis la reprise des activités dans cette zone

L'endroit abrite également des terroristes. En fin d’année dernière, le terminal d’as-Sidra a encore été touché, tout près des pipelines de réception. Une catastrophe évitée de peu, selon ibrahim Malhouf : "Une roquette a atterri juste devant ce bâtiment. Si elle était tombée ici, ça aurait été fini pour Waha."

Un autre problème, plus politique, touche également le secteur pétrolier. Nagi Elmagrabi, chef de la Compagnie pétrolière publique de l’Est libyen, se plaint de la mauvaise répartitions des revenus pétroliers:

"Les revenus partent dans une banque étrangère puis sont transférés à la banque centrale, basée à Tripoli. C’est un problème car c’est contrôlé par monsieur Saddik Kebir et les autorités à Tripoli, qui prennent l’argent et le distribuent selon leur agenda." 

Dans ces conditions, l’homme menace de bloquer les compagnies étrangères qui travaillent avec Tripoli et de rediriger les revenus pétroliers vers d’autres comptes bancaires.

 

Cliquez sur l'image pour écouter le reportage de Maryline Dumas 

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