Liberté de la presse sur la sellette | Europe | DW | 20.01.2011
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Europe

Liberté de la presse sur la sellette

Le premier ministre hongrois Victor Orban à la tête de la présidence tournante de l'Europe a été fraichement accuilli par les eurodéputés. La nouvelle loi sur les médias est très controversée.

European parliament members protest as Prime Minister of Hungary Viktor Orban, unseen, delivers his speech at the European Parliament in Strasbourg, eastern France, Wednesday Jan. 19 2011. Some EU legislators covered their mouth with duct tape and held banners protesting Orban's controversial media law, which has come under sharp international criticism for allegedly seeking to stifle press freedom and the opposition. (AP Photo/ Cedric Joubert)

La presse baillonnée, l'accueil des euro-députés au premier ministre Orban

La premiére séance pleiniére 2011 du Parlement de Strasbourg a été mouvementée...Le premier ministre hongrois Victor Orban qui prend la présidence tournante du conseil, a été accueilli par des eurodéputés écologistes qui s'étaient volontairement baillonés et brandissaient la "Une" de journaux hongrois vides et portant pour seule mention: "censurés". En cause la nouvelle loi sur les médias qui prévoit un contrôle de la presse et inquiéte Bruxelles. Nous vous en avions parlé á Carrefour europe. Trés vite le débat est devenu électrique. Le député allemand social-démocrate Martin Schulz a lancé: " concrètement un conseil des médias, dont les membres sont tous du même bord, va controler que la presse applique une couverture équilibrée. Cela n'est pas possible dans une communauté européenne fondée sur le droit. Dans une démocratie, Monsieur le premier ministre, le rôle des médias, c'est justement de contrôler le pouvoir. Or avec cette loi c'est l'inverse qui est organisé: le pouvoir contrôle la presse. Et ça, ce n'est pas possible dans une démocratie. Et c'est pourquoi nous, les Européens et les Européennes sommes si inquiets de cette loi."

Inquiétude de Bruxelles

epa02537503 Hungarian Prime Minister Viktor Orban (C) delivers his speech to Euro-deputies during the presentation of his country's programme at the European Parliament in Strasbourg, France, 19 January 2011. Hungary holds the rotating EU presidency since 01 January 2011. European Parliament Green party deputies were staging a protest during Orban's speech to show their opposition to the Hungarian government's new media law that critics fear will stifle press freedom in Hungary. EPA/CHRISTOPHE KARABA +++(c) dpa - Bildfunk+++epa02537503 Hungarian Prime Minister Viktor Orban (C) delivers his speech to Euro-deputies during the presentation of his country's programme at the European Parliament in Strasbourg, France, 19 January 2011. Hungary holds the rotating EU presidency since 01 January 2011. European Parliament Green party deputies were staging a protest during Orban's speech to show their opposition to the Hungarian government's new media law that critics fear will stifle press freedom in Hungary. EPA/CHRISTOPHE KARABA +++(c) dpa - Bildfunk+++

Le premier ministre Victor Orban démarre la présidence hongroise sous les critiques.

Le député vert Daniel Cohn Bendit a lui aussi mis les points sur les "i", et donné une leçon de démocratie au premier ministre hongrois.Quant au chef des Libéraux démocrates, le belge Guy Verhofstadt, a lui aussi demandé à Victor Orban de modifier le texte aussi rapidement que possible. Le permier ministre hongrois s'attendait á cette volée de bois vert. Et d'entrée de jeu, il avait déclaré: "Vous pouvez avoir votre opinion sur la politique intérieure hongroise, mais ne mêlez pas ces critiques avec l'action à venir de la présidence hongroise, parce que si vous faites ce mélange je suis prêt á me battre..."

Au final il n'y a pas eu de résolution condamnant la loi hongroise sur les médias. Car les députés de Strasbourg attendent la conclusion de la commission européenne. Son président José Manuel Barroso a précisé: " Le principe de la liberté de la presse est sacré dans l'Union européenne. Je l'ai rappelé à Bruxelles et á Budapest. La commission a regardé cette loi et nous enverrons dès cette semaine une lettre de demande de clarification sur certains aspects qui pourraient créer des problèmes juridiques et ont causé des inquiétudes."

Bruxelles s'inquiète en effet de certains points comme l'enregistrement de tous les médias en ligne y compris les forums et les blogs, de l'obligation "d'une couverture dite équilibrée" des évènements nationaux et européen" et de la nomination des membres de l'autorité des médias, qui sont tous des personnalités proches du parti au pouvoir le Fidesz. Cela fait beaucoup certes, mais il ne s'agit pas á ce stade d'une mise en demeure qui marquerait le déclenchement d'une procédure d'infraction. Bref, une présidence hongroise qui se veut forte, mais qui a dû pour commencer affronter un vent d'opposition lui aussi plutôt fort...

People walk past a closed clothing store on Monday, Nov. 22, 2010, in Lisbon. Portugal is widely viewed as the eurozone's weakest member after Ireland and Greece as its high debt burden suggests growth will be weak for years. As Ireland prepares to receive a bailout, the Portuguese are preparing for the market spotlight to focus on them but Prime Minister Jose Socrates told reporters Monday that Portugal doesn't need anybody's help. (AP Photo/ Francisco Seco)

Les affaires vont mal dans un Portugal miné par la crise et l'austérité budgétaire.

Elections en plein marasme

C'est dimanche que les Portugais doivent élire leur président. Une élections qui ne suscite pas beaucoup d'intérêt au sein de la population Portugaise. Les Portugais subissent en effet de plein fouet la crise économique. Depuis le début de l'année les mesures d'austérité sont mises en place, comme l'augmentation de la TVA de 21 à 23 %. Les portugais ont les yeux rivés sur leur porte-monnaie, et beaucoup moins sur le bulletin de vote. L'actuel président Anibal Cavaco Silva est candidat à un deuxième mandat, et les 5 autres candidats indépendants ou à gauche espèrent au moins le contraindre à un second tour. Mais la participation pourrait être très faible sur fond de marasme généralisé. Marie-line darcy est allé prendre le pouls de l'opinion dans un marché de Lisbonne.

Auteur: Elisabeth Cadot

Edition: Jean-Michel Bos

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